Grâce à leur teneur élevée en oméga 3, le poisson est bon - particulièrement sardine, maquereau, saumon ou anguille, poissons dits gras… mais de la bonne graisse ! Mais il y a le revers de la médaille… Le point avec Isabelle Autissier.

Sardines emballées dans un papier ciré blanc
Sardines emballées dans un papier ciré blanc © Roman Märzinger/Westend61/Corbis

Quand j’étais petite fille, celle d’entre nous qui devait passer un examen avait droit de manger de la sole. Je ne sais pas si c’est cette tradition qui m’a permis d’avoir mon baccalauréat puis un diplôme d’ingénieur. Mettons ! En manger le seul jour de l’examen était peut-être un peu juste, mais au fond ma maman avait raison. Il a été largement prouvé depuis que c’est grâce à leur teneur élevée en oméga 3 et particulièrement en oméga 3 à longues chaînes qui sont des carburants pour les fonctions cérébrales, que le poisson est bon . Particulièrement sardine , maquereau , saumon ou anguille , poissons dits gras… mais de la bonne graisse !

En plus, les produits de la mer apportent leur comptant de phosphore, iode, zinc, cuivre, sélénium, fluor, vitamines A, D, E , tous éléments excellents non seulement pour le cerveau, mais pour les dents, les cheveux, la peau, … Vous aurez moins de pertes de mémoire, moins d’attaques cérébrales, de problèmes cardiovasculaires, de cancers et repoussera Alzheimer. Youpee !

Mais il y a le revers de la médaille , pointé par l’Agence de Sécurité Alimentaire. Notre manie de répandre des produits toxiques dans l’environnement se retourne contre nous. PCB, dioxines, pesticides et métaux lourds ont fini par contaminer les espèces vivantes . Les trois premiers sont particulièrement solubles et accumulés dans les graisses de nos fameux poissons gras ! Il en résulte qu’au lieu de s’en gaver, nous devons limiter notre consommation à deux fois par semaine, une fois poisson gras, une fois maigre. Les femmes enceintes, allaitantes, jeunes enfants et même adolescentes ne doivent pas en absorber plus de deux fois par mois…. Du moins, en ce qui concerne les poissons d’eau douce, les plus contaminés. Et pour les 3- 10 ans, il faudrait privilégier le pilchard, l’anchois et le rouget. Et carrément laisser tomber le marlin, l’espadon et le requin à cause des résidus de mercure. Et quand même limiter les grands prédateurs sauvages : lotte, daurade, flétan, thon …. Mais là, j’avoue m’y perdre un peu, je ne sais plus très bien pour qui, ni pourquoi et en plus cela dépend de la provenance car le thon de Méditerranée n’est pas contaminé comme celui d’ailleurs…

Si vous ajoutez à cela, les recommandations écologiques pour ne pas accentuer la disparition des espèces , il faut éviter les requins, le bar, le thon rouge, ou l’espadon … par exemple.

D’ailleurs nous consommons globalement trop de poissons, puisque selon la FAO, l’organisation mondiale pour l’alimentation, 80 % des espèces commerciales sont surpêchées ou à la limite… Là, cela devient le casse-tête et je sens qu’il va me falloir un logiciel dédié pour composer le menu et faire le marché !

Ensuite essayez de varier pour ne pas retomber toujours sur les mêmes produits toxiques.

Quelques sites pour s'y retrouver

Choisir son poisson - Fondation GoodPlanet

La liste (à jour !) des guides du poisson durable - Bloom

Guides du poisson durable - Slow Food

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