La météo et moi, émois !
La météo et moi, émois ! © Pixabay
Ravie de vous retrouver pour une nouvelle saison de chroniques maritimes, pour faire monter un peu la marée jusqu’aux studios de France Inter. Alors ces vacances ? Été pourri ? Oui, je sais, le plus pluvieux depuis 50 ans. Mais pas pour tout le monde ! En juillet, il fallait mettre le cap sur les plages bretonnes et normandes : 30 % d’excédent de soleil à Brest ; plus d’ensoleillement à Dinard ou à Cherbourg qu’à Perpignan, des records de chaleur à Nantes ou au Touquet, pendant que Marseille enregistrait 3 fois plus de pluie que d’habitude. Plus que cela encore, pour bien bronzer sur votre serviette il fallait mettre le cap sur la Norvège, la Finlande ou la Russie qui ont crevé de chaud en juillet enregistrant des + 30° ! Bon, en août la situation s’est inversée et dans les 15 premiers jours il est tombé l’équivalent de deux mois de pluie sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique, pendant que le soleil se rattrapait en PACA. La faute à qui ? A l’anticyclone des Açores. Cette zone de haute pression a normalement le bon goût de remonter en été sur l’Europe de l’ouest, amenant le soleil et peu de vent, donc des hausses de températures qui confinent parfois à la canicule. Mais on ne sait pas vraiment pourquoi, certaines années il refuse de bouger ; Alors, la voie est libre pour que des dépressions circulent comme en plein automne. Elles amènent des vents d’ouest ou nord-ouest frisquets et chargés par l’océan d’humidité. Pire, cette année ces dépressions se sont mises à tourner en rond, en quelque sorte sur l’Europe du Sud en juillet, avec fronts orageux et pluies diluviennes. Pendant ce temps-là, l’autre anticyclone, celui du Grand Nord s’étalait en Norvège et jusqu’à l’Angleterre. En Août, l’anticyclone des Açores était toujours aux abonnés absents, mais le train de dépressions s’est décalé vers le nord, ramenant une situation plus classique. Est- ce que tout ceci a à voir avec le réchauffement climatique ? Non. Ce n’est qu’une variabilité annuelle, comme disent les météorologues. Le réchauffement climatique impacte les grandes moyennes, ainsi les 6 premiers mois de 2014 ont été, sur terre, les plus chauds depuis 1880 ; ou encore le XXIème siècle compte 13 des 14 années les plus chaudes depuis 1850. Ce dont nous prévient le groupe d ‘études sur le climat, ce n’est pas forcément qu’il va se mettre à faire beau et chaud tout l’été ou le contraire, mais que les épisodes extrêmes vont se multiplier, on va battre de plus en plus de records en quelque sorte, de chaud, de froid, de pluie, de sécheresse, de tempêtes, mais le tout toujours avec cette fameuse variabilité. Leur deuxième conclusion est que, si nous ne limitons pas nos gaz à effets de serre, la terre va globalement continuer à se réchauffer et en particulier l’océan qui est le principal régulateur du climat, ce qui à la longue va provoquer des bouleversements majeurs sur la climatologie et la courantologie. Bref la température de nos plages en été n’a pas fini de nous faire parler. Au fait et la suite ? D’après météo France, Vacanciers de septembre, il semble qu’il faille mettre le cap sur la Bretagne à nouveau, retardataires d’octobre, préparez votre liste de musées à visiter, temps maussade et frais en perspective, novembre à nouveau pluvieux dans le midi, et décembre, il sera temps de penser aux sports d’hiver, ça tombe bien il fera froid. Allez, bonne rentrée quand même !
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