le japon va continuer à chasser la baleine dans le pacifique
le japon va continuer à chasser la baleine dans le pacifique © reuters
J’aurais bien voulu continuer sur ma lancée de bonnes nouvelles concernant les animaux marins. Le 1er avril dernier et ce n’était pas un poisson, la Cour de Justice internationale condamnait le Japon pour sa pêche baleinière dans les eaux antarctiques. « Victoire ! » pouvaient crier les écologistes. Les plus prudents ont dit à raison… « On va voir ». Rappelons que le Japon a toujours continué à pêcher la baleine malgré le moratoire de 1986 arguant qu’il s’agissait de recherche scientifique. Menteur a dit l’Australie qui a lancé cette procédure en 2010. Les dites recherches ne nécessitent pas la mise à mort des individus, des liens existent entre la société de vente de chair de baleine et l’institut de recherche nippon sur les cétacés ; la vente de la viande était même censée payer la recherche … un comble. Grâce à ce subterfuge pseudo scientifique, et à des aides gouvernementales, le Japon a massacré environ 10 000 baleines depuis l’instauration du moratoire. Le tribunal international a donc condamné la pêche nippone par 12 voix pour et 4 contre (dont la voix de la France qui s‘est couverte de honte à l’occasion). Dans un premier temps le Japon a annoncé qu’il allait s’y conformer pour maintenant indiquer qu’il n’a pas pris de décision. Il est à craindre par ailleurs qu’il ne reporte sa pêche sur pacifique nord, où il s’attaque aux rares rorquals boréaux et aux cachalots. Notons qu’il existe deux autres pays pêcheurs qui s’arrangent pour moins faire parler d’eux : la Norvège et l’Islande. La Norvège a dénoncé en 1993 le moratoire de la commission baleinière internationale et s’octroie des quotas de 1000 individus dont heureusement ils ne capturent que la moitié, mais avec une proportion croissante de femelles gestantes. L’Islande a, dans un premier temps effectué aussi des chasses pseudo scientifiques, avant de dénoncer purement la convention en 2010 et capturant environ 200 individus. Un brasseur islandais a même lancé une bière censée contenir des protéines de baleines pour donner aux consommateurs « une âme de viking ». Cette ânerie en dit long sur l’imaginaire qui peut encore présider à ce genre de consommation. On savait que les anthropophages dévoraient le cœur de leur ennemi pour obtenir leur force, on ne pensait pas que ces pensées magiques s’appliquaient encore dans des pays dit civilisés. D’autres dangers guettent encore ces braves animaux au rang desquels la prospection pétrolière qui émet des ondes dévastatrices pour le système de localisation des animaux, engendrent un trafic de navires avec des risques non négligeables de collision et de pollutions. Enfin le réchauffement climatique perturbe leur alimentation. Ainsi en Antarctique, il occasionne une raréfaction du krill dont elles se nourrissent. Bref, un quart des espèces de cétacés sont considérés comme en danger, est ce qu’on ne pourrait pas leur foutre la paix définitivement ?
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