Emilie Hache est philosophe, maitresse de conférences à l’Université de Nanterre et chercheuse associée au groupe d’études constructivistes (GECo) au sein de l’université libre de Bruxelles. Elle est spécialiste de l’éco-féminisme.

L'écoféminisme
L'écoféminisme © Getty / Owl Stories

Auteure de l’ouvrage “Ce à quoi nous tenons, propositions pour une écologie pragmatique”, en 2011, Émilie Hache est devenue en France l’une des voix de la réflexion philosophique sur l’écologie, avec un point de vue moderne, nécessaire et trop rare à l’Université sur l’écologie politique.

Émilie Hache, philosophe et Lauren Bastide, journaliste dans le studio de France Inter.
Émilie Hache, philosophe et Lauren Bastide, journaliste dans le studio de France Inter. © Radio France / Perrine Malinge

Passeuse des idées nées du mouvement éco-féministe, la philosophe a permis aux voix de militantes et chercheuses comme Isabelle Stengers ou Starhawk, d’être lue et même comprise.

Qu’est-ce que l’éco-féminisme ?

Un mouvement militant puissant, profondément inspirant, né dans les années 80, aux États-Unis, dans la lignée des résistances anti-nucléaire de la guerre froide. Et qui connait, avec la vague de revendications féministes actuelles, un vrai regain de vitalité.

Quelques repères bibliographiques 

  • _Reclaim : recueil de textes écoféministes (_éditions Cambourakis dans la collection "Sorcières", 2016) - textes choisis et présentés par Émilie Hache, postface de Catherine Larrère 

Anthologie de textes pour découvrir l'écoféminisme, mouvement né dans les années 1980 qui fait le lien entre l'exploitation des ressources naturelles et celle que subissent les femmes.

  • Ce à quoi nous tenons : propositions pour une écologie pragmatique (éditions de la découverte)

La nature n'est plus une ressource inépuisable, au sens d'un simple moyen, mais elle exige d'être traitée comme une fin. La philosophie pragmatique propose un recours à la crise écologique, scientifique, politique et morale, en pensant le monde en train de se faire, en décrivant ce que les gens font, et non en disant ce qu'il faudrait faire.

  • Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique de Starhawk, préface d' Émilie Hache, postface d’Isabelle Stengers (Editions Cambourakis, collection "Sorcières", 2015)

Partisane de l’action directe non violente, Starhawk a été de tous les mouvements antimilitaristes et antinucléaires aux États-Unis dans les années 1970-1980.    On la retrouve ensuite à Seattle ou à Gênes dans les rangs altermondialistes. Se définissant à la fois comme féministe et sorcière néo-païenne, elle publie Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique en 1982 aux États-Unis.    Se basant sur la narration très concrète de sa participation à ces mouvements, elle explore une science inventive et festive des rituels, invitant chacun-e à prendre conscience de son pouvoir et à le mettre en œuvre en resserrant les liens avec les autres, en agissant à sa mesure au sein de la communauté 

La programmation musicale :

  • BILLIE EILISH : "Bad guy"
  • AYA NAKAMURA : "Pookie"
  • ALTIN GÜN : "Leyla" 
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