Des chercheurs viennent de découvrir que l'emploi d’une substance permettrait de stopper intégralement l'activité cérébrale pendant un temps donné. Cette découverte pourrait avoir d'intéressantes applications pour le futur de l'anesthésie.

Une découverte qui pourrait être utilisée dans l'anesthésie
Une découverte qui pourrait être utilisée dans l'anesthésie © Getty / SCIENCE PHOTO LIBRARY

Une équipe de chercheurs anglais de l’université de Cambridge ont fait une découverte étonnante en étudiant l'activité cérébrale chez des moutons malades. En administrant à leurs sujets de la kétamine, ils ont découvert une interruption complète de l'activité cérébrale.

Quelques minutes plus tard, leurs cerveaux fonctionnaient à nouveau normalement, comme si on les avait éteints et rallumés. Les chercheurs affirment qu’avec ce procédé, le cerveau est intact. Depuis quelques années, la kétamine offre de nouvelles pistes dans la lutte contre la dépression, le stress post-traumatique ou les migraines. 

Ces nouvelles découvertes pourraient permettre de mieux comprendre les mécanismes d'action de la kétamine en tant qu'anesthésique, et elles pourraient aussi fournir des pistes de recherche dans la lutte contre certains troubles neurologiques et psychiques.

Les ovules choisiraient leurs spermatozoïdes

Lors de la fécondation, l'ovule guide les spermatozoïdes jusqu'à lui et avec des molécules chimiques, il sélectionnerait les meilleurs spermatozoïdes. Ce phénomène a été décrit chez la souris ou les cétacés mais reste assez méconnu chez l'humain.

À l’université de Stockholm, une expérience a été menée sur des couples suivis pour une fécondation in vitro. Les scientifiques ont récupéré le fluide qui entoure l'ovule et les spermatozoïdes des participants. Puis ils ont observé le comportement des spermatozoïdes provenant de plusieurs donneurs face aux différents liquides.

Et le résultat est surprenant : le sperme de l'homme préféré par l'ovule n'appartient pas forcément à son compagnon amoureux.

La cause des problèmes de fertilité, ce ne serait pas forcément dû à des spermatozoïdes trop lents ou trop peu nombreux, ou un défaut d'ovulation, mais à un manque de compatibilité biochimique entre l'ovule et les spermatozoïdes.

Le bruit gène les baleines qui allaitent

D’après une nouvelle étude danoise, le bruit des bateaux diminue la qualité de l’allaitement des baleines à bosse.

Selon un des chercheurs, "pour les bébés, le dérangement pourrait même les priver de la quantité nécessaire de lait". Une croissance ralentit la vie des bébés baleines en danger, car ils doivent devenir assez gros pour survivre à la migration dans les régions plus froides et réduire le risque de prédation par des requins et des épaulards.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont simulé avec des haut-parleurs trois niveaux de bruit à côté d’un couple mère-enfant de baleines à bosse, et ont observé leurs réactions avec des drones aériens et sous-marins. Sous les 150 décibels, il n’y avait pas de différence de comportement. À 160 décibels, il y avait une certaine agitation qui perturbait l’allaitement. À 172 décibels, la durée du repos diminuait du tiers, la respiration de la mère et du bébé était deux fois plus rapide.

Les bateaux d’observation touristique ne devraient pas seulement rester à 100 mètres des baleines. Il faudrait aussi réduire la vitesse des navires pour que le niveau de bruit ne dépasse pas 150 décibels pour les baleines.

Les abeilles ont de la mémoire !

Selon une étude française, les abeilles pourraient se souvenir de l’emplacement d’une source de nectar après une seule visite.

Les abeilles retiennent l’emplacement d’une source de nectar après une seule visite. Des chercheurs de l’université de Toulouse ont mené une étude en laboratoire avec des pailles badigeonnées d’eau sucrée. Les souvenirs qui se forment dans les tous petits cerveaux des abeilles peuvent durer trois jours. 

Les biologistes toulousains ont par ailleurs constaté que la puissance de la mémoire peut varier d’une abeille à l’autre selon son rôle dans la colonie. Les abeilles testées étaient des glaneuses envoyées pour rapporter du nectar dans la colonie.

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