Une araignée pourrait servir de modèle à des robots.

Phidippus regius, araignée sauteuse avec une proie
Phidippus regius, araignée sauteuse avec une proie © Getty / Westend61

Une araignée toute petite, mais dont les sauts fascinent. Ils l’ont appelée Kim : elle ne mesure que 15 millimètres, ne pèse que un huitième de gramme. Elle appartient à l'espèce phidippus regius – la puissance de sa détente lui permet de franchir jusqu'à six fois la taille de son corps. La force de ses pattes au décollage peut représenter cinq fois son poids. Comprendre cette incroyable biomécanique ouvrirait des perspectives très intéressantes, d’après les scientifiques de l’Université de Manchester qui ont mené cette étude. 

Le saut de Kim est par ailleurs très précis : l'araignée sait reconnaître la difficulté, et adapter sa stratégie en conséquence. Dans tous les cas, elle tisse et accroche une petite ligne de soie, comme un alpiniste s'assure à la corde. 

Kim pourrait être copiée pour concevoir des robots sauteurs. 

Les sourcils pourraient avoir joué un rôle crucial dans l'évolution humaine.

Nos ancêtres possédaient un bourrelet sus-orbitaire assez proéminent, qui a fini par laisser place à nos sourcils. Selon certains chercheurs, la mobilité de cette partie de notre visage joue un rôle prédominant dans l’établissement des relations sociales. Des chercheurs ont analysé le crâne d’un fossile Grâce à un logiciel de modélisation, ils ont fait des simulations. 

Ils en ont conclu que l’arcade sourcilière n’a pas de rôle mécanique, qu’elle ne sert pas non plus à empêcher la sueur. Les chercheurs pensent que les mouvements des sourcils nous permettent d’exprimer des émotions et de percevoir celles des autres. De tout petits mouvements permettraient même "d’identifier la tromperie". Ceux qui ont eu des injections de Botox qui limitent les mouvements de leurs sourcils communiqueraient moins bien !

Pourquoi les enfants courent-ils toujours et ne sont jamais fatigués ?

Leur énergie semble inépuisable on a souvent du mal à suivre… Les scientifiques ont démontré que l’endurance des enfants est équivalente à celle d’athlètes entraînés et qu’ils sont capables de récupérer encore plus vite ! Plusieurs expériences ont montré que les muscles des enfants se fatiguent plus lentement que ceux des adultes.

Une expérience a été menée à l’université de Clermont Auvergne. Des enfants et des athlètes masculins endurants, ont effectué deux tests sur un vélo stationnaire. Au cours de l’effort, les enfants se sont révélés aussi résistants à la fatigue que les athlètes.

Les muscles des enfants récupèrent plus rapidement. Cela pourrait expliquer pourquoi les enfants parviennent à produire des efforts à répétition tandis que la plupart des adultes s’y épuisent.

S’ils sont en banc, c’est pour se la couler douce…

Les poissons font comme les cyclistes, ils se font aspirer par les voisins.

Les bancs de poissons offrent un exemple fascinant de comportement collectif dans lequel le groupe se coordonne sans avoir besoin de leader. Pour étudier cette question, un groupe de mécaniciens des fluides et de physiciens du Laboratoire de physique théorique du CNRS et des Universités de Marseille et de Toulouse ont étudié ce qui peut se passer au sein d’un banc comptant plusieurs centaines de poissons. 

Ils ont mis en évidence un effet surprenant : lorsqu'ils sont en banc, les poissons dépensent moins d'énergie grâce à un effet « d'aspiration » produit par l'ensemble des poissons. Cet effet avantageux des bancs avait déjà été imaginé, mais on pensait que les poissons devaient se placer dans une configuration bien précise pour en bénéficier. Ici, les chercheurs ont montré que cet effet d’aspiration est présent même quand le groupe de poissons semble désordonné.

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