Des chercheurs canadiens se sont aperçus qu’il y a un lien entre les rayons UV-B et la santé intestinale.

S’exposer au soleil, c’est bon pour… les intestins.
S’exposer au soleil, c’est bon pour… les intestins. © Getty / mikroman6

Vingt-et-une femmes ont été exposées à trois sessions d'une minute aux UV-B durant une semaine, et cette exposition a considérablement accru la diversité des bactéries de leurs intestins.

L’exposition aux UV-B augmente le taux de vitamine D dans le sang. Cette étude est la première à montrer que les UV-B sont capables de moduler la composition de la flore intestinale, autrement dit du microbiote, à travers la synthèse de vitamine D. Un peu de vitamine D peut entraîner des modifications très rapides.

Les chercheurs savaient déjà que le microbiote varie avec les saisons, mais ils pensaient que c'était dû au changement d’alimentation. Cette étude est très intéressante, car on sait qu’il y a un lien entre le miocrobiote et l’anxiété, l’autisme, les allergies, l’obésité, ou encore le diabète de type 2.

  • Des erreurs peuvent être à l’origine de la créativité

Une équipe Inserm de l’École normale supérieure vient de montrer que nos choix sont souvent motivés par des erreurs d’appréciation. Ces résultats viennent d’être publiés dans Nature Neuroscience

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié le comportement d’une centaine de personnes dans un jeu de machines à sous. Et ils ont découvert que plus de la moitié des choix était dus à des erreurs de raisonnement.

De nombreuses découvertes majeures sont le résultat d’erreurs : la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, qui croit avoir atteint les Indes orientales ou la découverte de la radioactivité par Henri Becquerel, qui pense que les radiations émises par l’uranium sont dues à la réémission de l’énergie solaire.

  • Des chercheurs russes qui mènent une étude sur les aigles des steppes se sont retrouvés sans un sou à cause des rapaces

Le but de ces travaux était de suivre l’évolution de treize aigles des steppes.

Les oiseaux ont été équipés de traceurs GPS capables d’envoyer des petits textos. Quand les rapaces sont dans des zones sans réseau, les données sont conservées et envoyées plus tard.

Un des aigles, nommé Min, est allé au Kazakstan, comme prévu, où il est resté hors de portée cellulaire durant tout l’été. Mais en octobre, Min a fait un petit détour par l’Iran. Un détour qui a coûté très cher en SMS. Les frais d’itinérance en Iran ont multiplié les coûts par 25 !

De nombreuses personnes amusées par cette histoire ont voulu aider le laboratoire. Plus de 4 500 euros ont été recueillis. De quoi poursuivre ces recherches pendant encore plusieurs mois.

L’étude est très sérieuse. L’aigle des steppes est dans la liste des espèces en voie de disparition (ils seraient moins de 50 000). En les connaissant mieux, on pourra mieux les protéger.

  • On aurait percé les secrets de la bière belge !

Le goût unique de la bière belge serait dû à un croisement entre deux levures très différentes. Comme si une lionne et un tigre donnaient naissance à un super-petit.

Des chercheurs des universités de Louvain (Belgique) et de Gans (Pays-Bas) ont séquencé le génome de ces levures. Celui de la levure traditionnelle et celui de levures plus rustiques - qui peuvent par exemple résister au froid. Leur domestication semble avoir permis de combiner la capacité de fermentation de la première et la capacité à former des arômes spéciaux de la seconde.

L'utilisation de fûts de fermentation en bois par les brasseurs du Moyen Âge aurait permis à ces levures hybrides d'émerger et de prospérer jusqu'à aujourd'hui . Les chercheurs espèrent mettre au point de nouveaux hybrides  pour de nouveaux arômes.

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.