Moins dures pour les piétons et les cyclistes, qui enregistrent des données pour optimiser la circulation et se régénérer : des scientifiques de l’université de Nottingham travaillent sérieusement sur une idée de routes qui se réparent toutes seules dans le cadre d’un projet européen.

Une route de campagne près de Reims (Marne).
Une route de campagne près de Reims (Marne). © Getty / Jose Maria Hernandez / EyeEm

Un bitume ramolli pour boucher les fissures des routes. Les chercheurs ont déjà mis au point des capteurs capables d’analyser la circulation et les dommages que subissent les routes, pour optimiser leur entretien. Ils sont aussi en train de préparer des routes autoréparantes. Parmi les pistes : des copeaux d’asphalte entourés de dissolvant, ce qui permet au revêtement de se régénérer, ou encore des fibres métalliques sous la surface. Chauffées, elles peuvent ramollir le bitume pour boucher les fissures. 

Les routes du futur pourront aussi produire de l’électricité, et on pourrait les voir d’ici 10 ou 15 ans.

Dans le reste de l'actualité scientifique

  • La science va-t-elle venir au secours des réunions inefficaces ?

La crise du coronavirus a bouleversé le monde du travail. Et elle va peut-être aider les entreprises à rendre les réunions plus utiles.

Chaque jour aux Etats Unis, il y a 55 millions de réunions. Les employés y passent en moyenne 6 heures par semaine. Pour les participants, la moitié de ces réunions ne servent à rien, et au final, le coût représente des milliards de dollars.

Or, pour un professeur de psychologie organisationnelle de l’Université de Caroline du Nord, qui vient de faire paraître les résultats de ses travaux, « Plus les réunions sont efficaces, plus les employés sont engagés dans leur milieu de travail et plus ils sont performants ».

  • Il y a 4 000 ans, le maïs s’imposait comme aliment de base

Le maïs est aujourd’hui la plante la plus cultivée au monde. En Amérique centrale, le maïs a été domestiqué il y a neuf mille ans, et une équipe internationale a réussi à reconstituer son histoire. Car en étudiant des ossements, on peut savoir qui consommait du maïs. Il fallait juste trouver les bons squelettes.

Deux sites funéraires, qui ont été utilisés pendant des milliers d’années ont été explorés. Les auteurs de l’étude ont pu travailler sur les os de 52 individus. Ils ont compris que les autochtones ne consommaient que très peu de maïs jusqu’à 2700 av. J.-C.

  • Des bulles de savon pour polliniser les fleurs

Les abeilles sont indispensables, notamment dans les vergers. Mais… les abeilles vont mal. Un chercheur japonais a eu l’idée de larguer, avec des drones, des bulles de savon pour libérer du pollen sur les fleurs.

Le chercheur dit avoir pensé à cette solution en jouant à faire des bulles avec son fils. Après plusieurs tentatives en laboratoire, il a découvert que les bulles de savon peuvent transporter du pollen !

Après avoir placé un produit moussant dans une machine à bulles, le scientifique japonais et son équipe ont projeté des bulles chargées d’environ 2 000 grains de pollen chacune vers plusieurs types de fleurs, et au bout du compte, 95 % de ces fleurs ont donné des fruits !

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