C’est le cri d’alarme d’un scientifique, président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité. Depuis que l’on parle du coronavirus, les chauve-souris sont pointées du doigt.

Chiroptères, appelés couramment chauves-souris, au Royal Botanic Gardens, Sydney, Australie.
Chiroptères, appelés couramment chauves-souris, au Royal Botanic Gardens, Sydney, Australie. © Getty / Ewen Charlton

Les chauves-souris seraient à l’origine de l’épidémie. Le séquençage du virus est effectivement proche du coronavirus que l’on trouve chez la chauve-souris. Les chauves-souris sont aussi à l’origine d’Ebola, et elles peuvent transmettre la rage aux hommes. Explication de Jean François Sylvain, président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité. Les chauves-souris peuvent vivre avec des virus sans être malades. Elles ont un système immunitaire probablement différent de celui des humains.

Comment les maladies passent-elles de la chauve-souris à l’homme ? 

On peut même poser la question différemment : pourquoi certaines épidémies humaines dont ces petits mammifères seraient à l’origine sont-elles apparues au cours de ces dernières années plus particulièrement ?

Entre 1 200 et 1 300 espèces de chauves-souris. Elles sont souvent mal aimées. Elles ont pourtant un rôle écologique très important : en Europe, elles sont de véritables insecticides vivants. Au cours des 10 dernières années, on a observé en France une chute de 38% des populations de chauves-souris. Elles sont victimes des pesticides et n’ont plus assez d’endroits où nicher.

Que peut-on faire pour les aider ?

Donc on ne tire pas sur les chauves-souris ! On apprend à les découvrir… Favoriser leur habitat. Laisser des ouvertures pour qu’elles s’installent au fond d’un grange ou d’un grenier. Certaines associations vendent même des petits refuges à chauves-souris.

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