L'actualité scientifique de cette semaine.

Robot homme agenouillé sur le sol
Robot homme agenouillé sur le sol © Getty / Donald Iain Smith

L'Homme, on le sait, est un être doué d'empathie. Même lorsqu'il assiste à une scène dans laquelle un robot est maltraité, il ne peut pas s'empêcher de souffrir pour la machine.

Les robots compagnons commencent à faire leur apparition.  Mais peut-on s’y attacher ? 

C’est ce que se sont demandés des scientifiques de l'université de Duisbourg et Essen, en Allemagne, leur étude vient d’être publiée. 40 volontaires ont visionné des vidéos dans lesquelles apparaissait un robot dinosaure qui recevait des coups ou tombait de haut. L’état de leur stress a été mesure : xes scènes de violence ont été très mal vécues. Puis, les volontaires ont regardé un film où un diplodocus était pendu au bout d'une corde et étouffé avec un sac. Les chercheurs ont examiné, sous IRM, une région du cerveau impliquée dans l'émotion. Ils ont constaté que les humains étaient très sensibles au triste sort subi par le robot. 

Les scientifiques pensent que ce qui émane des robots déclenche les mêmes processus émotionnels que ce qui émane des humains. 

Un jour les robots auront d’ailleurs peut être droit à une association de lutte contre la maltraitance.

Encore une piste pour vivre plus longtemps…

Selon une autre étude allemande ceux qui intériorisent leurs émotions risquent de développer des maladies. Se faire entendre est bon pour la santé. Deux chercheurs de l'université d’Iéna, en Allemagne ont démontré que le comportement a une grosse influence. Ils se sont intéressés à plus de 6000 patients.

L’anxieux de nature, qui produit beaucoup d’adrénaline,  fait baisser son immunité.

Ceux qui gardent leurs émotions négatives pour eux, ont un rythme cardiaque qui s'emballe, ce qui favorise  l'hypertension.

Cela explique peut-être pourquoi les Espagnols et les Italiens, qui sont réputés pour leur sang chaud, vivent en moyenne deux ans de plus que les Britanniques, dont le flegme est une réalité. Bon, il ne faut pas oublier non plus le rôle de l’alimentation.

Chirurgie : opérer le jour permettrait un rétablissement plus rapide...

C’est prouvé, les plaies cicatrisent mieux si elles sont formées le jour plutôt que la nuit ! La cicatrisation implique des cellules que l’on appelle fibroblastes. Des chercheurs britanniques ont découvert que la migration de ces cellules est régulée par leur horloge biologique. Ces chercheurs ont par ailleurs analysé  de nombreuses  données sur des brûlures humaines. Des brûlures, occasionnées la nuit plutôt que le jour mettent deux fois plus de temps à cicatriser.

La cicatrisation est donc plus efficace le jour. Les chirurgiens n’ont plus qu’à s’adapter. Il serait possible d'accélérer la guérison des plaies de nuit, en réinitialisant l'horloge cellulaire des fibroblastes avec des médicaments adaptés. 

En attendant,  il vaut mieux se blesser le jour !

On peut défendre la cause animale et manger du foie gras...

Dans quelques jours, le foie gras sera sur de nombreuses tables. Et on pourrait se passer du gavage. Le Pr Rémy Burcelin, chercheur à l’Inserm à Toulouse, travaille sur les mécanismes à l'origine de l'obésité, et de la maladie du foie gras chez l'homme. Avec son équipe de Toulouse, il a compris que "la composition du microbiote intestinal était déterminante".

Alors il a eu l’idée d’agir surle microbiote des oies d'élevage pour qu’elles produisent du foie gras sans gavage.

En 2015, Rémy Burcelin  tente une expérience dans un élevage en Ariège : il récupère le microbiote d’oies qui produisent les foies les plus gros et le greffe sur d’autres oies, qui ont pu ainsi produire un foie gras sans être gavées de force. Le chercheur cherche les bactéries qui seront les plus efficaces.

Les qualités gustatives de ces foies intéressent  le chef étoilé Michel Bras qui en propose dans son restaurant de l’Aveyron.

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