Des chercheurs américains de l’université de Richmond ont appris à conduire à des rats, en quelques mois. Leurs travaux viennent d’être publiés.

Cette image de l'Université de Richmond montre un rat de laboratoire en train de manger une friandise après avoir conduit "RatCar" le 10 septembre 2019.
Cette image de l'Université de Richmond montre un rat de laboratoire en train de manger une friandise après avoir conduit "RatCar" le 10 septembre 2019. © AFP / HO / UNIVERSITY OF RICHMOND

Les petits rongeurs avaient à leur disposition un véhicule adapté à leur taille qui leur permettait d’aller chercher des marshmallows. Ils pouvaient piloter l’engin en appuyant sur une barre de métal à gauche pour aller à gauche, à droite pour aller à droite, au milieu pour aller tout droit. Le système est simple, et de nombreux rongeurs ont su faire rouler la petite voiture.  

L’étude démontre la plasticité du cerveau des rongeurs, mais aussi que des humains pourraient bénéficier de ces expériences d’apprentissage poussés. On pourrait en effet utiliser ces expériences pour mieux comprendre comment les maladies neurodégénératives impactent l’autonomie de mouvement et la façon de percevoir l’espace. 

L’intelligence artificielle s’attaque aux grosses commissions

Nos excréments en disent beaucoup sur notre santé. Leur forme et leur couleur donnent des informations sur la flore intestinale, le régime alimentaire, ou les maladies du système digestif. Des chercheurs du MIT, le célèbre institut de technologie du Massachussets, ont imaginé la première intelligence artificielle capable de diagnostiquer les problèmes intestinaux. Mais ils ont besoin d'une banque d'images importante. 

Les chercheurs ont donc lancé la campagne Give a Shit qui demande à tous les internautes d'envoyer des photos de leurs… matières. Les images, anonymes, sont analysées par une équipe de gastro-entérologues, qui les classifient. Les chercheurs espèrent créer une base de données de 100 000 images qui serviront d'entraînement à une intelligence artificielle. Ils espèrent créer un outil de diagnostic accessible à tous.

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Trop de ruches, c’est mauvais pour les abeilles

Depuis quelques années, la tendance est à l’installation de ruches dans l’espace urbain. Mais des chercheurs français estiment que les abeilles domestiques en trop grand nombre menacent les abeilles sauvages. A Paris, il y aurait plus de 1500 ruches. Les scientifiques s’alarment face à cet engouement dont les retombées négatives semblent avoir été sous-estimées.

Notre pays compte plus d’un millier d’espèces d’abeilles. La plupart sont solitaires et ne vivent pas comme les abeilles domestiques. Les abeilles domestiques butinent tout et ne laissent rien aux abeilles sauvages. Les chercheurs estiment ainsi qu’il ne faudrait pas qu’il y ait plus d’une ruche par km². Quelques villes comme Lyon, Metz ou Besançon ont déjà commencé à prendre des mesures.

Comment les mouches font-elles pour atterrir au plafond ?

On voit souvent les mouches atterrir au plafond. Mais la façon dont elles s’y prennent échappait aux scientifiques depuis très longtemps. Une nouvelle étude montre que les mouches font des acrobaties qui pourraient inspirer les concepteurs de drones.

Un ingénieur en mécanique de Pensylvannie s’est passionné pour le vol et les atterrissages des mouches, dont les mouvements sont si rapides qu’ils sont difficiles à observer. Avec une caméra vidéo ultra sensible, lui et son équipe ont pu analyser le vol de mouches bleues. Ils ont découvert que les mouches plantent d’abord leurs pattes antérieures à la surface du plafond avant de se retourner prestement.

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