Nous sommes face à une uniformisation des cultures. La biodiversité est en danger. Des scientifiques lancent un cri d’alarme.

Un champ quelque part au Danemark.
Un champ quelque part au Danemark. © Getty / Nick Brundle Photography

Deux chercheurs publient une tribune cette semaine sur le site The conversation. Il s'agit d'une sud Africaine et de Pierre-Henri Gouyon, un biologiste spécialisé en sciences de l'évolution, en botanique, et en écologie. Cet homme engagé est chercheur au Muséum National d’Histoire Naturelle. Il rappelle qu’il y a un an, l’ONU a publié un rapport alarmant sur l’état de la biodiversité pour l’agriculture dans le monde. Depuis, rien n’a changé.

Dans les champs, et en particulier dans les champs des pays du Nord, ce sont les mêmes variétés qui sont cultivées. Cela a commencé il y a presque un siècle. On avait besoin de produire beaucoup. Les graines sont devenues extrêmement réglementées, particulièrement celles destinées à la commercialisation. 

La réglementation qui concerne les semences est très complexe, mais que dit-elle, dans les grandes lignes ? Il y a un catalogue européen des semences. Les jardiniers amateurs ont le droit de réutiliser les semences de leurs propres productions. Les échanges gratuits de semences non soumises à une protection intellectuelle sont autorisés. La situation est plus complexe lorsqu'il s'agit d'activités professionnelles. Certaines variétés sont soumises à une protection intellectuelle. La seule chose qui est interdite pour une variété non inscrite au catalogue des semences soumises à une protection intellectuelle, c'est la commercialisation de ces semences.

Pendant des milliers d’années, les paysans ont cultivé des plantes issues du processus naturel d’évolution. Ils ont même participé à la diversité des plantes. Et aujourd’hui que faire ? Pour Pierre Henri Gouyon, faire en sorte que semenciers et agriculteurs travaillent ensemble.

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