Dans les mois qui viennent, Airbus va tester ces capteurs qui réagissent au contact d'une substance explosive ou d’un virus.

Dans les mois qui suivent Airbus va tester ces capteurs qui réagissent au contact d'une substance explosive ou d’un virus.
Dans les mois qui suivent Airbus va tester ces capteurs qui réagissent au contact d'une substance explosive ou d’un virus. © Getty / Yaorusheng

Certains se souviennent peut-être du scandale, il y a plus de 45 ans, des avions renifleurs, qui étaient supposés détecter des gisements de pétrole. Ce fut une vaste arnaque qui a touché, à l’époque, les plus hautes personnalités de l'État.

Ce que propose Airbus, c’est un nez électronique utilisé avant l’embarquement des passagers et qui pourrait alerter en cas de menaces chimiques, ou de virus. Ces capteurs olfactifs ont été conçus par une entreprise californienne, au départ pour détecter des produits dangereux dans les aéroports.

Le principe est simple, le nez électronique aspire l’air ambiant et l’analyse avec un mini-laboratoire équipé de cellules vivantes, embarqué sur une puce.

Selon les chercheurs, ce nez électronique est capable de détecter certains cancers, et il est en cours d’adaptation pour être en mesure d’identifier les malades du Covid-19.

Les tests en situation réelle devraient débuter avant la fin de l’année. Ce nez permettrait aux compagnies d'optimiser les procédures d'embarquement.

Dans 100 ans, les scientifiques pourront examiner les “traces” de la pandémie que l’on vit actuellement 

Dans un siècle ou deux, les conséquences de la pandémie sur les conditions atmosphériques seront probablement visibles dans la glace… 

Dans les régions les plus fraîches de la planète, La neige s’accumule et piège, au fur et à mesure, ce qui est dans l’atmosphère. En forant des carottes de glace, on peut retrouver la composition de l’atmosphère des années ou des siècles passés.

Par exemple, le début de la révolution industrielle, à la fin du XVIIIe, est visible dans les échantillons de cette époque. On y trouve du nitrate et du plomb. Au XXIIe siècle, on pourra donc trouver des traces des conséquences du coronavirus, car l’épidémie modifie l’atmosphère…

Il y a quelques semaines, des images de la NASA ont révélé une chute spectaculaire des niveaux de pollution en Chine, puis en Europe et dans le nord de l’Inde. Les futurs chercheurs pourront donc faire des analyses, à condition qu’il y ait encore des glaciers....

Les smartphones peuvent-ils provoquer l’apparition d’une protubérance à l’arrière du crâne ?

Certains imaginent l’homme du futur avec de petits yeux très myopes à cause de la lumière des écrans, un dos avachi et des pouces allongés à cause des téléphones portables.

Il y a deux ans, un chercheur australien a ajouté autre chose à ce tableau. Lui et son équipe ont suggéré que les smartphones pourraient  provoquer le développement d’une protubérance à l’arrière du crâne chez les patients jeunes, à cause d’une traction de la tête. Des médecins de Lille ont réexaminé cette hypothèse.

Le Docteur Thibaut Jacques, radiologue au CHU de Lille, a réuni une équipe de radiologues et d’anatomistes. Ils ont examiné les images de crânes de deux groupes de patients : un groupe d’utilisateurs de téléphones portables âgées de 18 à 30 ans en 2019, et un ensemble d’individus âgés de 18 à 30 ans en 2011. Il s’agissait de clichés de patients ayant subi un traumatisme crânien. 

Conclusion : l’utilisation  des smartphones ne semble pas causer d’augmentation à court terme du volume de la protubérance occipitale externe. C’est déjà ça…

Chute cette semaine d’un énorme débris spatial

Les Chinois sont très engagés dans la conquête spatiale. 

Le 5 mai, a fusée Longue Marche 5 a effectué - avec succès - son lancement. Il s’agissait d’un vol de qualification destiné à préparer de nouvelles explorations lunaires, et l’envoi d’une sonde martienne cet été. Tout s’est bien passé, mais lundi a eu lieu la plus spectaculaire chute de ces 30 dernières années.

Un objet de près de 18 tonnes a fait une rentrée incontrôlée dans l’atmosphère. La fusée ne s’est pas consumée et n’a heureusement pas touché non plus de zones habitées.

En 1991, ce sont 39 tonnes de la station spatiale Salyut 7 qui sont arrivées sur terre. La station n’était plus occupée, mais un gros  morceau s’est fracassé sur une maison à 300 kilomètres de Buenos Aires. La propriétaire était en train de faire son repassage… Elle a eu très peur… mais aucune victime n’était non plus à déplorer. 

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