Ce sont les conclusions de très récents travaux.

La capacité des plantes à améliorer la qualité de l’air de nos intérieurs aurait été surestimée.
La capacité des plantes à améliorer la qualité de l’air de nos intérieurs aurait été surestimée. © Getty / Sebastian Kopp / EyeEm

Il y a bien eu des recherches  qui  ont montré que les végétaux éliminent certaines toxines, absorbent du CO2 et rejettent de l’oxygène. Mais les expériences ont été faites en laboratoire, dans des lieux qui ne reflètent pas du tout les environnements de nos maisons.

Une équipe de chercheurs de l’université de Philadelphie a passé en revue une douzaine d’études en tenant compte des conditions environnementales de nos intérieurs. 

Ils ont conclu que pour “purifier” l’air de nos intérieurs, nous ne devrions pas trop compter sur les plantes.

Une étude publiée il y a quelques semaines a même  montré que le simple fait de cuisiner peut entraîner une pollution intérieure supérieure à celle de Londres. Le pouvoir des plantes serait très limité. Dans un petit bureau, il faudrait entre 100 et 1 000 plantes pour que l’impact sur la qualité de l’air soit aussi efficace que le simple fait d’aérer une fois par heure.

Le meilleur moyen d’avoir une maison saine est  de réduire les émissions et de bien ventiler.

  • Une étude anglaise révèle les effets positifs du nourrissage des oiseaux

Les Anglais adorent nourrir les oiseaux. En Grande Bretagne, il y a une mangeoire dans plus d’un jardin sur deux. Avec de la  nourriture pour 196 millions d’oiseaux, Eh bien ces mangeoires ont réussi à modifier les populations d’oiseaux urbains.

Des chercheurs  ont étudié  les comptages d’oiseaux aux mangeoires depuis les années 70.

Résultat : le nombre et la diversité des espèces a clairement augmenté au fil du temps. Les populations de moineaux, étourneaux, merles, pinsons, mésanges bleues, à longue queue explosent. Sur les 39 espèces se nourrissant dans les jardins, les deux tiers affichent une augmentation en 40 ans de suivi.

En 40 ans, le nombre de mangeoire a augmenté, mais c’est surtout la diversification des aliments qui a permis, selon les chercheurs, aux oiseaux de se développer

Vous pouvez participer au comptage des oiseaux en jouant , sur le site de Vigie Nature birdlab.

  • Science participative : aidez les scientifiques à trouver des cratères !

Les premiers cratères d’impacts de météorites ont été découverts au début du XXe siècle. 

La plupart des cratères de plus de 6 km de diamètre ont probablement été découverts, mais il resterait encore à trouver plus de 90 cratères de 1 à 6 km, et plus de 250 inférieurs à 1 km. Notamment en Afrique et en Asie.

Vigie-cratère a pour but la détection de structures d’impacts dans le monde entier. 

Et tout le monde peut partir à la chasse aux cratères ! Dans tous les pays et dès l’âge de 9 ans, avec un ordinateur.

Sur le site de vigie cratère, il y a des reconstructions numériques du relief terrestre. Elles peuvent révéler des dépressions invisibles sur l’imagerie satellite. Au total,  il y a 200 000 images topographiques qui couvrent chacune une parcelle de 50 km par 50 km, et qui  permettent de repérer les cratères de plus de 500 mètres 

Sans l’aide du grand public, l’analyse des images nécessiterait, pour une personne, au moins de 6 années de travail.

Si un jour une des structures repérées par le public fait l’objet d’une publication scientifique, son découvreur amateur sera cité parmi les auteurs de l’étude.

  • De fausses cornes de rhinocéros pour lutter contre le braconnage

Une équipe de chercheurs propose d’inonder le marché de fausses cornes de rhinocéros, faites avec du crin de cheval dans le but de lutter contre le braconnage.

Il ne resterait aujourd’hui que 29 000 rhinocéros dans le monde, dont 80% en Afrique du Sud. Ils sont victimes  de leurs cornes, plus prisées que l’or ou la cocaïne.

En Chine et au Vietnam on croit qu’elles  soignent la fièvre ou le cancer. Pourtant, les cornes de rhinocéros ne se composent que de poils réunis  par “une colle” sécrétée par des glandes sébacées.

Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont eu l’idée de créer une “corne de rhinocéros artificielle” composée… de crin de cheval. Le but : inonder le marché et décourager la demande.

Les chercheurs ont prélevé des poils de la queue de plusieurs chevaux, pour les lier avec un composant artificiel qui imite le collagène de la vraie corne. Les essais sont bluffants. La technique ne coûte pas cher et on y voit que du feu.

Espérons que ça marche !

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