On dit souvent que cuisiner maison revient moins cher que d’acheter des plats tout-prêts. Des chercheurs de l’Institut National de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, l’INRAE, ont voulu en avoir le cœur net.

Quel est le prix d'un hachis parmentier maison ? Et quelle est la différence avec un hachis industriel ?
Quel est le prix d'un hachis parmentier maison ? Et quelle est la différence avec un hachis industriel ? © Getty / Boris SV

Les plats cuisinés industriels achetés pour l'alimentation à domicile, cela n’existait pratiquement pas dans les années 70. Mais en 2010, on en consommait déjà en moyenne 50 g par jour et par personne.

Les chercheurs ont répertorié les 19 plats préparés les plus consommés par les Français : la quiche lorraine, le taboulé, la soupe de légumes, le bœuf bourguignon, le gratin dauphinois et ont relevé leur prix en supermarché. À partir des recettes, ils ont estimé le coût de ces mêmes plats faits maison.

Résultat, les plats industriels sont presque toujours un peu plus chers que les mêmes plats faits maison. Mais quand le coût du temps de préparation est considéré, le plat fait à la maison est plus cher que le plat industriel.

Mais l’enquête n’a pas pris en compte le plaisir de cuisiner, le goût des produits faits maison… et la qualité des produits !

Dans le reste de l'actualité scientifique

  • Quand il pleut du plastique

Les pluies de plastique sont incontrôlables, impossibles à prévoir et les minuscules débris sont de véritables bombes pour la nature.

Une équipe de scientifiques a collecté et analysé pendant quatorze mois des échantillons d'eau de pluie et d'air sur onze zones protégées de l'ouest des États-Unis. Il y ont découvert l'équivalent de 120 millions de bouteilles plastique.

Ces débris sont impossibles à collecter. Le plastique ne disparaît jamais réellement. Il peut seulement être réduit en minuscules morceaux. 

Les chercheurs ont retrouvé, dans 30 % des échantillons, des microbilles de couleurs très variées, ce qui les a étonnés. Ils ont fini par comprendre qu’il s’agissait de projections de peintures et de revêtements industriels. Le vent a transporté ces microbilles et les a balayées sur des centaines de kilomètres. Le plastique, ce n’est plus fantastique !

  • Des chercheurs ont identifié des expressions faciales chez des souris

C’est une expérience assez unique à laquelle se sont livrés les chercheurs de l’Institut Max-Planck en Allemagne. 

Ils ont pointé une caméra sur le museau de souris et les ont ensuite placées dans différentes situations : neutres, agréables, stressantes afin d’analyser le moindre mouvement, des oreilles aux moustaches. Après des heures de test, un programme de machine learning a nettement identifié des expressions de dégoût, de joie, de peur ou encore de nausée chez les souris.

L’une des expériences consistait à faire boire de l’eau sucrée à deux groupes de souris, certaines rassasiées et d’autres qui avaient soif. L’expression de joie était vraiment plus marquée chez les souris assoiffées ! 

L’expérience est allée plus loin : les chercheurs ont aussi placé un capteur sur la tête des souris pour enregistrer leur activité cérébrale, et ils ont réussi à visualiser le niveau d’activation des zones du cerveau concernées, en particulier dans une zone que l’on suspecte de jouer un rôle dans les émotions, la conscience ou la dépendance. 

Tous ces mécanismes ont vocation à être explorés chez l’humain. À la clé des applications potentielles dans le traitement des dépendances, la prise en charge de la dépression ou des états anxieux. Ces travaux pourraient aussi booster la recherche sur les mécanismes de la conscience et des émotions. 

  • Les peines de cœur laissent des traces dans le cerveau

Des scientifiques ont scanné le cerveau de 69 personnes ayant des peines de cœur et ont constaté que plus la peine est grande, moins le cerveau analyse efficacement les informations qu'on lui soumet.

Le cerveau devient moins « organisé », c’est à dire moins efficace. Une rupture amoureuse peut perturber gravement le fonctionnement du cerveau humain. C’est vraiment ce que l’on appelle la double peine !

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