Dans l'actualité scientifique de cette semaine, de la bière pour développer les photos argentiques, de la caféine dans des cellules photovoltaïques, des particules fines transformées en encres et la preuve que l'olfaction agit sur la mémoire.

 De la bière pour développer les photos argentiques.
De la bière pour développer les photos argentiques. © Getty / Classen Rafael / EyeEm
  • Certaines bières sont suffisamment acides pour traiter les films argentiques.

Un brasseur américain s’est associé à Kodak pour mettre au point une bière idéale. Cette bière est rouge vif. Elle contient de la mangue, des fruits rouges du jus de kiwi, du quinoa. La canette est commercialisée depuis le mois d’avril aux Etats-Unis, où elle est baptisée super 8. La bière sert de révélateur en catalysant la réaction de réduction des sels d’argent exposés à la lumière — il faut ensuite un fixateur pour stabiliser l’image. Certains passionnés de photos ont déjà concocté leurs propres recettes de révélateurs avec de la vitamine C, du café soluble et du carbonate de sodium.

  • Après la bière pour les photographes, du café, pour les panneaux solaires...

L’ajout de caféine dans des cellules photovoltaïques se révèle très intéressant. Les nouvelles cellules photovoltaïques à pérovskites, légères et peu coûteuses à produire, ont l'inconvénient de se dégrader rapidement. Mais l'ajout de caféine lors de la fabrication, allonge leur durée de vie. C’est ce que viennent de découvrir par hasard des chercheurs de l'université de Californie qui ont publié leurs résultats fin avril. C’est en discutant près de la machine à café que les chercheurs se sont rappelés que les molécules de caféine pouvaient se lier avec celles du plomb qui entrent dans la composition de ces nouvelles cellules photovoltaïques. Les cellules enrichies à la caféine peuvent rester stables bien plus longtemps que les autres. Ces cellules pourraient équiper les téléphones, les ordinateurs portables ou même des voitures électriques.

  • Des particules fines pour faire de l’encre. De jeunes ingénieurs indiens ont déjà purifié environ 50.000 milliards de litres d’air.

En 2016, un jeune étudiant de l’institut de technologie de Dehli a eu l’idée de construire un filtre qui retient les particules fines émises par les groupes électrogènes diesel. Et il transforme ce qu’il récolte en encres pour les imprimantes, ou en peinture.

70 machines de capture de particules sont déjà installées en Inde.  Le jeune indien ne s’intéresse qu’aux entreprises. Car il pense que d’ici quelques années, les voitures diesel auront disparu.

  • L’odorat jouerait un rôle particulier dans la mémoire...Proust l’avait déjà compris, la science en apporte la preuve.

Dans un article scientifique qui vient d’être publié, des chercheurs allemands ont compris comment l’olfaction peut agir sur la mémoire. Ils ont voulu comprendre comment le cerveau olfactif  influence le stockage de l'information dans l’hippocampe, qui est une structure importante pour la mémoire. L'hippocampe utilise des informations reçues de différents centres cérébraux pour constituer des souvenirs.

Les chercheurs ont activé les voies de la perception olfactive dans le cerveau de rats, et ils ont vu que l'hippocampe répondait directement à cette stimulation : la plasticité synaptique à ce niveau était comme dopée.  Les odeurs, c’est donc prouvé maintenant  joueraient vraiment  un rôle dans la mémorisation.

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