Si vous voyez dans la rue des gens avec des sondes dans le nez, c’est que les chercheurs ont réussi leur pari (mais ce n’est pas encore le cas).

Les points colorés prennent la forme d'une bouche et deviennent visibles avec un smartphone
Les points colorés prennent la forme d'une bouche et deviennent visibles avec un smartphone © Getty / Stanislaw Pytel

Je vous ai déjà parlé du chewing-gum qui simule électriquement un goût. Des chercheurs du Massachusetts Eye and Ear ont imaginé stimuler électriquement les nerfs du bulbe olfactif. Une invention destinée à des malades, mais qui pourrait profiter au grand public.

Un chercheur malaisien a mis des électrodes dans les narines de 31 volontaires. En faisant varier l’intensité et la fréquence du courant, les cobayes ont pu sentir des odeurs fruitées, sucrées, boisées ou mentholées, mais une sensation désagréable.

Prochaine étape : des implants plus petits à glisser dans le nez, un peu comme des écouteurs. De quoi se faire mener par le bout du nez.

  • Après le nez, les yeux : voici un moyen révolutionnaire de mesure de la glycémie.

Les personnes diabétiques vont pouvoir tester une méthode de mesure indolore.

Des chercheurs de la startup néerlandaise Noviosense viennent de présenter un appareil qui peut mesurer la glycémie à partir des larmes. 

Ces scientifiques sont sur la piste d’une méthode indolore depuis plusieurs années. Ils ont essayé la salive, l’urine et la sueur sans succès. Ils ont finalement découvert que dans les larmes, on peut mesurer le glucose.

Ils ont alors créer un petit dispositif efficace à 95%, qui leur vaut l’admiration des spécialistes du diabète. Les utilisateurs devront  poser une petite spirale flexible, munie de deux mini électrodes, dans la paupière inférieure. Les électrodes contiennent  une enzyme qui réagit au contact du glucose. Les résultats sont alors transmis au smartphone.

  • Des chercheurs viennent d’observer des bébés araignées nourris au lait de leur mère

Ce comportement n’était jusqu’ici observé que chez les mammifères.

Une femelle araignée sauteuse a intrigué un entomologiste de l’Académie des sciences chinoise qui observait un nid. L’araignée était entourée de nombreux petits. Il en a rapporté quelques spécimens dans son laboratoire, pour observer de plus près.

Il s’est alors aperçu que les bébés grandissaient très vite après l’éclosion :ils deviennent adulte en moins de 20 jours, sans que leur mère ne leur rapporte à manger. Le chercheur a alors vu des microgouttelettes d’un liquide qui sortait de l’abdomen de la mère. Une espèce de lait que les bébés aspirent. Ce liquide, constitué d’œufs liquéfiés est quatre fois plus riche en protéines que le lait de vache ! 

Les mamans araignées sauteuses alimentent leur progéniture au-delà de l’âge adulte. Mais seulement les femelles, les mâles sont systématiquement attaqués lorsqu’ils veulent participer au festin, car ce sont les femelles qui assurent la survie de l’espèce.

  • Il y a 6000 ans les hommes mangeaient déjà du caviar

L'analyse de très anciens pots en céramique découverts à Brandebourg, en Allemagne, par des chercheurs de l’institut Max Planck, a révélé comment les hommes se nourrissaient à l’âge de pierre.

Cette passionnante étude, qui vient d’être publiée dans la revue Plos One, ressemble à un livre de recettes d’il y a 6000 ans. Les chercheurs pensent que l’homme se régalait déjà il y a des milliers d’années de caviar… Les chefs de l’époque ont probablement rassemblé des œufs de carpe frais, les ont cuit au court bouillon, et les ont recouvert de feuilles, pour emprisonner les saveurs. 

Les chercheurs ont aussi découvert sur les céramiques, des traces de viande de porc avec os. Les chasseurs-cueilleurs de l’âge de pierre dînaient non seulement au caviar, mais aussi travers de porc avec os, tendons ou peau.

Heureusement que les fouilleurs n’ont pas lavé les céramiques après leur découverte en 1930, on y trouvera peut-être un jour des restes de foie gras… 

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