L'actualité des sciences de la semaine, c'est avec Fabienne Chauvière. Des moutons aux abeilles en passant par le sport en musique et notre âge véritable, vive la science !

Une abeille sur un tournesol.
Une abeille sur un tournesol. © Getty / Adam Jones

Les abeilles sauvages : la plupart sont solitaires et elles construisent leur nid

Des chercheurs de l’Université Queen Mary de Londres ont cherché à savoir comment elles choisissaient leur habitat, et comment elles évitaient les parasites. Des nids artificiels ont été installés, avec dans certains des parasites. Sur tous les nids contaminés, était dessinée la même forme géométrique. Au bout de deux ans, les chercheurs ont constaté que les abeilles avaient à chaque fois reconnu les nids infectés. Et, systématiquement, elles ont pris soin d’éviter les zones environnantes pour construire leur propre nid. Ce qui est incroyable, c’est que malgré leur minuscule cerveau, toutes ces abeilles ont reconnu le symbole associé aux infections parasitaires, et bien qu’elles soient solitaires, elles peuvent aussi apprendre de leurs congénères.

Les premiers moutons "bons pour le climat" arrivent dans les prés

Une nouvelle génération de moutons arrive sur le marché en Nouvelle-Zélande. Des moutons ont été sélectionnés pour leur capacité à produire moins de méthane que les autres (jusqu'à 10 % en moins) : le méthane, rejeté à travers les rots et les pets, compte pour 40 % du bilan carbone global du pays. 17 éleveurs labellisés et testés ont le droit de vendre ces moutons sélectionnés après 10 ans de recherches en génétique. Et un agriculteur qui achète plusieurs moutons peu enclins aux flatulences peut développer un troupeau qui produit moins de méthane. Les premiers agneaux faiblement émetteurs naîtront au printemps. Si toutes les fermes du pays s'y mettaient dès maintenant, la Nouvelle-Zélande réduirait ses émissions de méthane de 1 %. Cela n’a l’air de rien… mais ce n’est pas rien.

Pour faire du sport efficacement, il faut monter le son !

Car faire du sport en écoutant de la musique améliore l'endurance et réduit la douleur ressentie. Des chercheurs italiens et croates ont découvert qu’il y a une relation entre le tempo d'une musique et la perception de l'effort. Les scientifiques ont testé des adeptes du sport en salle. Les séances se déroulaient soit en silence soit en écoutant diverses musiques. Les chercheurs enregistraient la fréquence cardiaque des cobayes. Ils ont constaté qu'un tempo élevé entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque, et que l’effort semble moins douloureux que lorsque l'exercice se fait en silence. Les résultats sont nettement  plus évidents pour les sports d’endurance. La musique serait donc un outil efficace pour encourager les gens à pratiquer des sports de faible intensité.

Quel âge avez-vous vraiment ? Une étude inédite sur le vieillissement démarre à Toulouse

INSPIRE est une vaste étude, chapeautée par le Gérontopôle du CHU de Toulouse, avec l’inserm le CNRS et l’université de Toulouse. Le but est d’identifier les marqueurs biologiques. Nous sommes inégaux face aux ravages du temps. L’idée est de faire profiter à tous des secrets de jouvence des plus « robustes ». La mémoire, la mobilité, l’audition, la vision, l’alimentation et l’humeur vont être particulièrement étudiés. Une fois par an, on va prélever du sang, des cheveux, mesurer l’élasticité de la peau et tester les capacités physiques des volontaires. Des tests devront être reproduits à la maison, tous les 4 mois, et inscrits sur un carnet de bord. Les volontaires vont ainsi bénéficier d’un super suivi médical.

Le Gérontopôle cherche encore des volontaires en Occitanie âgés de 30  à 100 ans. Ils seront suivis pendant 10 ans. Si vous êtes candidat, voici les contacts : 

Lauréane BRIGITTE - 05 61 77 70 04 - brigitte.l@chu-toulouse.fr

Agathe MILHET - 05 61 77 71 15 - milhet.a@chu-toulouse.f

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