Fabienne Chauvière accueille l'anthropologue Philippe Descola.

Philippe Descola
Philippe Descola © Radio France Philippe Descola dans la forêt amazonienne, en Équateur, en 1976.

Les travaux de Philippe Descola sont aujourd’hui connus dans le monde entier. Professeur au Collège de France depuis 12 ans, ce chercheur étonnant dirige le laboratoire d’anthropologie sociale fondé par Claude Lévi Strauss.

Philippe Descola est anthropologue, et il vient de se voir décerner la plus prestigieuse récompense scientifique française : la médaille d’or du CNRS.

Ses recherches ont profondément marqué l’anthropologie. Sa réflexion est centrée sur les relations que les hommes à travers les civilisations entretiennent avec ce que nous, en Occident, appelons la nature. Il nous explique que l’idée d’une domination de l’homme sur les plantes et les animaux sont les traits propres à notre culture occidentale. Une exception sur la planète.

Philippe Descola a vécu plus de deux années avec des Indiens d’Amazonie, les Jivaros Achuar…

Pour ces Indiens d’Amazonie, il n’y a pas de frontière entre le monde humain et la nature. Ainsi, un plant de manioc peut parler en rêve et lui dicter ce qu’il doit faire.

Philippe Descola, cheveux poivre et sel, barbe taillée et costume clair, m’a reçue au Collège de France.

Dans ce lieu chargé d’histoire, et d’archives ! il m’a parlé de lui, de ses travaux… et du regard que nous occidentaux portons sur la nature, alors que l’exploitation de nos ressources fait peser une lourde menace sur notre avenir…

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