En apesanteur, les corps changent. L'astronaute américain, Scott Kelly, a passé 340 jours à bord de la station spatiale internationale. Comme il a un frère jumeau, Mark, ceci permet aux scientifiques d’étudier les effets de l'espace.

Les très étranges effets des séjours dans l'espace sur les astronautes.
Les très étranges effets des séjours dans l'espace sur les astronautes. © Getty / Jonathan Knowles

Cette année 2020, ces jumeaux sont à l’origine de dix-neuf articles scientifiques 

Des  changements biologiques importants ont été observés : un stress oxydatif, des altérations de l'ADN, l'allongement des télomères (la partie à l'extrémité des chromosomes). En général, plus ils raccourcissent, plus l'espérance de vie diminue.

L'espace serait donc  une fontaine de jouvence ?

Non, car les télomères reviennent à leur longueur initiale sur Terre. Dans l’espace, le cœur devient un peu plus "rond" et le globe oculaire s'aplatit légèrement à l'arrière, ce qui entraîne des problèmes de vision. La plupart de ces modifications sont réversibles sur Terre. Mais cela risque de poser des problèmes pour les futurs longs voyages dans l’espace. Pour un spécialiste :

Une année dans l'espace, c'est jouable. Plusieurs années, ça se complique ! 

Et les astronautes pourraient s’inspirer des écureuils, qui ne perdent pas de muscle quand ils hibernent

Lorsqu’ils hibernent, la température des animaux et leur rythme cardiaque diminuent.

Pendant deux ans, une équipe de recherche de l’Université de l’Alaska a observé des écureuils qui hibernent parfois huit mois. Pendant leur sommeil, leur système métabolique ralentit, ils ne reprennent leur respiration qu'une seule fois par minute. Selon l’étude publiée lundi dernier, les écureuils seraient capables de recycler les nutriments présents dans leur corps, et ils produisent  des protéines capables de développer des tissus musculaires. 

Comprendre ces animaux  pourrait aider les scientifiques à développer de nouveaux traitements. 

Et les astronautes dans tout cela ? 

Et si on les faisait hiberner pendant les longs voyages dans l’espace ? L'aller simple vers mars par exemple, peut durer neuf mois !

L’imitation, un réflexe aux effets durables sur les décisions ultérieures

Les enfants se copient entre eux, mais les adultes aussi ! Les travaux conduits par Stefano Palminteri, chercheur Inserm à l’École Normale Supérieure, montre que cela impacte durablement nos décisions. Nous optons souvent pour un choix favorisé par une autre personne. 

Qu’ont fait les chercheurs ? 

Ils  ont soumis des paires d’adultes à des séries de tests, avec la possibilité de copier les choix de l’autre. Concrètement, les individus devaient sélectionner des objets sur un écran d’ordinateur dans le but d’obtenir le score le plus élevé possible. 

Les résultats confirment la tendance à imiter. Il y a un a priori positif pour le choix de l’autre qui pousse spontanément à le suivre ultérieurement. 

Ces résultats, obtenus dans un cadre expérimental, permettent de  mieux comprendre les mécanismes de l’imitation. Ils pourraient servir de base pour expliquer des phénomènes plus complexes, comme la propagation des modes.

Les soldats américains pourraient bientôt communiquer par la pensée

Des soldats capables de communiquer en silence pourraient changer le visage des opérations sur le terrain. Plusieurs universités américaines travaillent sur le sujet avec des algorithmes et des modèles mathématiques complexes, les chercheurs  ont étudié les signaux du cerveau pour en isoler certains. Il s’agirait de la première étape vers un décodage des intentions tournées vers l'action, 

Quel est le but, pour les militaires ? 

Rendre possible une communication silencieuse entre les soldats, par la pensée. Une forme de télépathie, donc. Mais il ne suffit pas de séparer les signaux, il faut les comprendre, les décomposer, puis pouvoir les décoder. Un nouveau vocabulaire serait à apprendre.

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