Nous vivons une époque étrange… celle de la génétique, de la biologie et de la technologie. Qui nous permettent d’ agir sur notre santé, mais aussi d’augmenter nos capacités. Bref, de nous modifier. Fabienne Chauvière a rencontré Patrice Debré, professeur d’immunologie à Sorbonne Université.

Échantillon d'ADN dans une pipette avec les résultats sur un écran d'ordinateur dans un laboratoire
Échantillon d'ADN dans une pipette avec les résultats sur un écran d'ordinateur dans un laboratoire © Getty / Westend61

Pour lui, l’homme peut être changé par l’homme, l’homme peut être changé par l’environnement, et l’homme peut être changé par la machine. Il dit aussi que l’homme peut être modifié par l’environnement.

Depuis quelques années, nous savons que nous sommes plus que nos gènes. On a un patrimoine certes, mais l’expression des gènes peut être modifiée par ce que nous mangeons, ce que nous respirons, ce que nous vivons. C’est ce que l’on appelle l’épigénétique, ou l’environnement influence nos gènes…

C’est un sujet très important, car on sait depuis peu que les produits chimiques, les pesticides notamment peuvent modifier l’expression de nos gènes et être à l’origine de maladies. Il y a beaucoup de recherches actuellement sur le sujet.

Mais la machine, la technologie, peuvent aussi modifier l’homme. On a donc la possibilité de faire des hommes augmentés, de réparer, de transformer… mais jusqu’où peut on aller ?

Les progrès de la biologie et de la technologie sont passionnants, mais impliquent qu’il faut bien entendu prendre en compte les questions éthiques.

Les révolutions de la biologie et de la condition humaine, le livre de Patrice Debré a paru aux éditions Odile Jacob.

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