Une équipe de paléontologues chinois a annoncé avoir découvert les plus anciens spermatozoïdes fossilisés. Ils étaient piégés dans un morceau d’ambre vieux de 100 millions d’années, et ont été produits par un minuscule crustacé.

Des spermatozoïdes vieux de 100 millions d’années piégés dans un morceau d’ambre, produits par un minuscule crustacé, découverts par des paléontologues chinois.
Des spermatozoïdes vieux de 100 millions d’années piégés dans un morceau d’ambre, produits par un minuscule crustacé, découverts par des paléontologues chinois. © AFP / Xinhua

Ces petits bivalves étaient très abondants. On trouve pas mal de coquilles, mais les parties molles sont rares. Ces crustacés existent depuis 500 millions d’années et ils sont aujourd’hui toujours représentés par des milliers d’espèces vivant dans les océans, les lacs et les rivières. Les plus anciens exemples connus de spermatozoïdes fossilisés dataient jusqu’ici de 17 millions d’années. 

La pièce d’ambre contient 39 crustacés : des mâles, des femelles, mais aussi des juvéniles. Les chercheurs ont identifié un réceptacle séminal femelle contenant du sperme. La femelle concernée a probablement eu un rapport sexuel peu avant de se retrouver piégée dans l’ambre.

Les retombées de plomb liées à l’incendie de Notre-Dame ont été cartographiées dans le miel

L’incendie de la cathédrale de Paris, le 15 avril 2019, a détruit la toiture et disséminé une fumée qui contenait du plomb. Pour estimer la distribution de ces retombées, des scientifiques ont comparé des échantillons de miel collectés dans des ruches d’Île-de-France avant et après l’incendie. 

En mesurant les concentrations de différents métaux, l’étude montre que le miel provenant de ruches sous le vent le soir de l’incendie présente des concentrations en plomb plus élevées que les autres miels. Ces concentrations décroissent avec l’éloignement des ruches du lieu de l’incendie. Et si on pouvait aussi étudier la pollution, avec le miel ?

Les bienfaits des jeux vidéo sur les enfants 

Car il y en a ! Et cela va probablement rassurer certains parents… En 2018, l’Organisation mondiale de la Santé a annoncé qu’elle voulait reconnaître la dépendance aux jeux vidéo comme une maladie mentale. Les jeux vidéo sont soupçonnés de favoriser les troubles du comportement. Mais selon une nouvelle étude, menée par des Britanniques, les jeux vidéo permettraient aux enfants d’avoir une meilleure communication et un lien social plus fort. Près de 5000 enfants de onze à seize ans ont été interrogés. 80 % de ces jeunes ont déclaré avoir lu des livres ou des articles sur jeux vidéo au cours du mois précédent. 

Les auteurs du rapport estiment que ceci peut aider les enfants à améliorer leur lecture et leur écriture car ils échangent beaucoup sur le sujet. Cela permettrait aussi des liens sociaux plus forts. Et cette meilleure communication peut avoir des effets très positifs sur la santé mentale des enfants. Les jeunes joueurs ont d’ailleurs estimé que jouer aux jeux vidéo leur permettait d’être moins stressés.

Le mystère des ours géants n’en est plus un

Un mystère paléontologique a été résolu cette semaine dans la revue Scientific Reports. Il s’agit de deux ours géants découverts en 1996 dans l’île de San Miguel, à 700 m au large de la Californie et remontant à 11 000 ans avant Jésus-Christ. 

Les chercheurs se sont longtemps demandé d’où venaient ces os. En 2016, ils ont conclu qu’il s’agissait des os d’un ours géant pesant une tonne qui a vécu dans l’ouest des États-Unis et au Mexique. L’ours géant n’a jamais habité sur l’île. Ses os auraient été transportés par un oiseau charognard.

La soirée des IGNobel, ces prix qui récompensent des études scientifiques "improbables" avait lieu la semaine dernière

On retiendra une étude sur des couteaux inuits fabriqués à partir d’excréments gelés, une autre sur l’arachnophobie chez les entomologistes et une description de la "misophonie", réaction agressive chez certaines personnes exposées à des bruits de mastication. Des recherches sérieuses ? Derrière les apparences loufoques, c’est finalement assez sérieux. Et parmi les études sérieuses récompensées, on retrouve notamment celles de chercheurs qui ont enfermé un alligator dans une cuve dont l’air comportait beaucoup d’hélium, pour voir si ses vocalisations changeraient. 

Des chercheurs ukrainiens ont par ailleurs exposé des vers de terre à des vibrations pour montrer qu’ils pouvaient servir de modèles pour l’étude des nerfs humains. Même l’étude sur les couteaux inuits fabriqués avec des excréments gelés est intéressante. Cela s’appuie sur une  légende : un vieil Inuit abandonné aurait fabriqué un couteau à partir de ses excréments. Mais la conclusion de l’étude : cela ne fonctionne pas.

Les premiers chercheurs à avoir décrit la maladie ont été récompensés par un IGNobel. Ils ont étudié des centaines de patients avec des accès d'anxiété et de colère quand ils entendent des bruits de succion ou de respiration trop bruyants. Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont démontré que les sons de mastication qui déclenchaient les symptômes étaient exclusivement d'origine humaine. Les patients ont des sentiments d’irritabilité, de colère, de dégoût.

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