Une carotte de glace, prélevée au Groenland il y a 55 ans, à 1 400 mètres de profondeur, végétait depuis des décennies, déplacée de congélateur en congélateur.

Le Groenland n’a pas toujours connu la glace, des scientifiques viennent d’en apporter la preuve.
Le Groenland n’a pas toujours connu la glace, des scientifiques viennent d’en apporter la preuve. © Getty / Paul Souders

Elle a attiré en 2017, l’œil de chercheurs qui l’ont étudiée. Cette carotte révèle une histoire inconnue du Groenland. Les chercheurs de l’université du Vermont qui s’y sont intéressés pensaient trouver, à son extrémité, du sable et de la roche.

Mais ils ont fait une découverte surprenante ?

Oui, et ils ont observé des brindilles et des feuilles très bien conservées. À la place du paysage glacé d’aujourd’hui, il y a donc eu un paysage végétalisé au Groenland. Selon les chercheurs, une grande partie du Groenland a connu au cours du dernier million d’années, deux périodes sans glaces.

Ces résultats sont très importants, car il s’agit de comprendre aujourd’hui comment la calotte glaciaire va réagir au réchauffement climatique.

D’après les modèles, la fonte de la glace du Groenland ferait élever le niveau de la mer d'environ six mètres. New York et Miami entre autres seraient englouties.

Toujours à propos de réchauffement climatique : le cannabis peut se révéler très mauvais pour le climat

Des scientifiques de l’Université d’État du Colorado ont mené une curieuse recherche qui a conduit à des résultats inattendus. Depuis la légalisation du cannabis dans cet état américain, il y a quelques années, la culture de cette plante particulière s’est développée. 

Des paysans d’un genre nouveau se sont lancés dans les affaires. La production se fait essentiellement sous serre, ce qui nécessite des équipements pour l’éclairage et le contrôle de la température. Dans cet État, la production de cannabis produit plus de gaz à effet de serre que l’industrie du charbon ! 

Fumer ou se chauffer, il faut choisir

Des poissons élevés dans des gratte-ciels

Et cela se passe à Singapour, où la première ferme verticale destinée à l’aquaculture est en construction.

Sur huit étages, le site devrait produire chaque année des milliers de tonnes de poissons et de crevettes. Deux étangs d’eau salée sont prévus. L’eau des bassins sera nettoyée avec des plantes aquatiques. La qualité et la salinité de l’eau sera surveillée en permanence, comme la quantité de nourriture. 

Singapour importe aujourd’hui la majorité de sa nourriture. Et la ville-état a un objectif : produire sur place 30 % des besoins d’ici 2030. De nombreux projets de fermes verticales sont en cours. 

En cas de succès, entre 50 et 60 hectares d’étangs pourraient, à terme, être installés, ce qui devrait être suffisant pour couvrir l’intégralité des besoins en poissons des Singapouriens. 

Parler aux chevaux comme on parle aux jeunes enfants

Quand on s’adresse à un animal, on a souvent le même ton que celui que l’on adopte avec un enfant : une voix plutôt aiguë, des intonations exagérées, et on répète des mots. 

Pour les enfants, on sait que cela favorise la relation et stimule les apprentissages. Deux éthologues français, de l’INRAE et de l’IFCE, l’institut français du cheval et de l’équitation, ont voulu savoir si les chevaux étaient sensibles à cette façon de parler. Leurs résultats viennent d’être publiés. 

Comment ont procédé les éthologues ? 

Ils ont mené des tests avec 20 chevaux. Chaque cheval était caressé par l’expérimentateur qui lui parlait enfant, ou avec un langage neutre. Résultat : lorsqu’on s’adresse à eux en leur parlant comme à un enfant, les chevaux sont plus calmes, regardent davantage l’expérimentateur et répondent aux gestes de pansage en miroir (ils frottent le bout de leur nez en cherchant à se toiletter eux-mêmes).

Les primates et les chiens sont aussi plus attentifs quand on utilise cette forme de langage.

Cette étude peut contribuer à améliorer le bien-être de ces animaux très sensibles aux émotions humaines. 

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