Fabienne Chauvière s'entretient ce soir avec la physicienne Annick Loiseau.

Graphène
Graphène © Radio France

L’avenir serait-il caché dans des mines de crayons ? 100% carbone, les nanotubes et le graphène sont au cœur des recherches de centaines de laboratoires du monde entier. Si on arrive à dompter ces produits, ils pourraient bien révolutionner notre quotidien.

Annick Loiseau est donc une spécialiste de ces matériaux du futur. Cette physicienne, directrice de recherches à l’ONERA, a eu une chance inouïe : celle d’avoir choisi sa spécialité au bon moment. Elle a orienté très tôt ses recherche sur les métaux destinés à l’aéronautique, et elle a, il y a plus de 20 ans, développé des méthodes de microscopie électronique pour les observer à très petite échelle. C’est alors qu’Annick Loiseau entend parler de nanotubes de carbone, des molécules 10 000 fois plus fines qu’un cheveu et 100 fois plus résistantes que l’acier, aux perspectives révolutionnaires.

Elle est ainsi devenue une des premières scientifiques à étudier ces objets.

Derrière son microscope électronique, elle regarde grandir les nanotubes de carbone, les observe, et aimerait trouver le moyen de les contrôler.

Il y a 10 ans, autre révolution dans les milieux scientifiques : le nouveau chouchou des chercheurs s’appelle… le graphène. Un cristal à deux dimensions aussi fin qu’un atome… et aux propriétés incroyables. Le graphène permettrait de fabriquer pour trois fois rien des écrans de téléphones portables ou d’ordinateurs que l’on pourrait plier au fond de son sac.

Annick Loiseau a donc naturellement mis le graphène au centre de ses recherches.

Cette femme au sourire radieux évolue dans un monde plutôt masculin. Une chercheuse dans un monde de chercheurs.

Cela ne l’empêche pas non plus d’être très féminine. Sur les frêles mais solides épaules de cette physicienne, l’avenir de matériaux qui pourraient valoir de l’or.

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