Va-t-on venir à bout des plastiques ? Nathalie Gontard, grande spécialiste des emballages en plastique, lance un cri d’alerte.

Cri d'alerte sur le plastique.
Cri d'alerte sur le plastique. © Getty / Mint Images

Cette chercheuse étonnante s’appelle Nathalie Gontard. Elle est une pionnière dans le monde des emballages et est directrice de recherche à l’Inrae de Montpellier. 

Cela fait plus de 30 ans qu’elle effectue des recherches sur les plastiques. Mais Nathalie Gontard s’inquiète aujourd’hui de  l’accumulation de déchets plastiques dans le sol et l’eau, et c’est le sujet du livre qu’elle signe aux Editions Stock, Plastique, le grand emballement.

On y découvre que les plastiques une fois produits, ne disparaissent jamais.

Ces microplastiques vont voyager dans l’air, dans l’eau, dans le sol, ils vont  aussi se retrouver dans les organismes vivants qui les avalent : les poissons, les vaches, les hommes.

Vous connaissez la formule pour les sacs plastique ? 15 minutes d’utilisation, 400 ans de pollution.

On se tourne donc vers les Bio plastique ?

Tout dépend de ce que l’on entend par Bio plastique. Les sacs fabriqués à partir de végétaux ne résolvent rien. Tous les plastiques biodégradables ne vont pas fondre comme par enchantement sur le compost au fond du jardin. Certains ont besoin d’être chauffés à 60° dans des usines.

Ceux que l’on peut utiliser sont les petits sacs très fins et doux que l’on trouve parfois aux rayons fruits et légumes. Ils sont faits à base de pétrole, mais se dégradent en quelques mois.

Nathalie Gontard chercheuse à l’Inrae coordonne les activités d’un groupe de chercheurs européens sur le développement de nouveaux matériaux écologiques pour l’emballage des fruits et légumes frais. 

Pour elle, il n’y a pas d’emballage idéal.

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