En 1895, un scientifique russe, l'un des fondateurs de l'immunologie, lauréat du prix Nobel, avait une théorie : si certaines populations d'Europe de l'Est vivent plus longtemps c’est parce qu'elles consomment des aliments contenant des bactéries lactiques.

Et si le secret de la jeunesse était dans nos intestins ?
Et si le secret de la jeunesse était dans nos intestins ? © Getty / Hiroshi Watanabe

En 2021, des  scientifiques anglais ont montré - chez des souris - qu’il avait raison : un régime qui apporte à l’intestin de bons microbes atténue les effets du vieillissement. 

Les chercheurs ont transplanté  l’ensemble des bactéries de l’intestin de jeunes souris chez des plus âgées, et ils ont constaté des effets importants sur l'apprentissage et la mémoire. Le microbiome est donc essentiel pour la santé du cerveau.

Mais comment les bactéries intestinales agissent-elles ? Il est encore trop tôt pour imaginer des transplantations chez humains qui voudraient rajeunir leur cerveau.

C'est le changement climatique qui a poussé nos lointains ancêtres à migrer

Homo sapiens aurait progressivement quitté l'Afrique, à cause des sécheresses. Les variations climatiques leur ont aussi ouvert de nouvelles voies. 

L’étude menée par une chercheuse du département de zoologie de l’Université de Cambridge et un chercheur de l’Institut de recherche sur le climat de Potsdam vient d’être publiée. Les chercheurs se sont appuyés sur des fouilles en Arabie Saoudite, en Israël ou en Grèce, où on a retrouvé des traces humaines datant de 210 000 ans.  

Ils ont aussi reconstitué l’histoire des variations climatiques sur 300 000 ans, ce qui permet de comprendre quand homo sapiens a pu bénéficier de conditions météorologiques qui lui ont permis quitter l’Afrique : nos ancêtres se seraient aventurés à plusieurs reprises en Eurasie, par vagues successives sur des centaines de milliers d’années.

Une nouvelle méthode de congélation pourrait révolutionner la conservation des aliments

Une équipe de chercheurs de l'université de Berkeley en Californie annonce avoir mis au point une nouvelle méthode de congélation, plus sûre et très économe en énergie. Actuellement, les aliments sont généralement congelés à -32 °C. Mais cela entraîne la formation de cristaux de glace qui peut les dénaturer. 

La nouvelle méthode, c’est la congélation isochore : on immerge les aliments que l’on veut congeler dans de l'eau par exemple, dans un lieu hermétique, et on fait descendre la température. A un certain moment, l’eau gèle, et fait pression sur les produits qui ne sont pas encore transformés en glace. On fait ensuite passer ces aliments à l’état solide.

Pour les auteurs de la méthode, les économies énergies peuvent atteindre 70 %. Pour une des chercheuses, si tout était congelé de cette façon, on ferait autant d’économies que si on éliminait un million de voitures de la circulation.

Une demande de brevet a été déposée par l'université de Berkeley.

Des chercheurs pensent avoir compris d’où vient le son du Stradivarius 

Environ 1200 Stradivarius ont été fabriqués entre 1644 et 1737, et il en reste encore la moitié. Mais depuis trois siècles, aucun artisan n'est parvenu à égaler la qualité de ces violons.  

Selon une équipe internationale de chercheurs, le secret du Stradivarius viendrait d’un traitement contre les vers. Les chercheurs ont décelé des produits à  la surface des instruments, mais aussi au cœur du bois. Stradivari aurait mis au point, avec des pharmaciens, une méthode dont il gardait le secret. Les tables d’harmonies qui viennent de Crémone, la ville où est né Stradivari présentent en général des signes de traitement.

Pour savoir comment étaient traités ces violons, les chercheurs ont identifié le borax et les sulfates métalliques destinés à lutter contre les champignons, le sel de table pour le contrôle de l'humidité, l'alun pour la résistance à l’humidité, et la potasse. Ce traitement chimique agressif aurait donc eu un impact sur la qualité acoustique du violon. 

Avec ces nouvelles découvertes,  la science moderne saura-t-elle égaler ces joyaux de la lutherie ? Rien n’est sûr !

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