... disait Jean Gabin. Quel film vous emportera cette semaine ? Christine et Laurent vous aident à faire votre choix

qu'allez voir au ciné cette semaine
qu'allez voir au ciné cette semaine © Getty

A Bread Factory, part 1 : Ce qui nous unit | Patrick Wang 

L'histoire : Il y a quarante ans, dans la petite ville de Checkford, Dorothea et Greta ont transformé une usine à pain désaffectée en un espace dédié aux arts : La Bread Factory. Mais un couple célèbre d’artistes-performeurs chinois est arrivé en ville et menace de récupérer les subventions culturelles permettant de faire vivre ce lieu. Non sans humour, les habitants de Checkford tentent de s’adapter aux changements et la Bread Factory de survivre...

Les Contes merveilleux | Ray Harryhausen 

Il s'agit d'un programme de courts métrages de Ray Harryhausen réalisés entre 1946 et 1953. Ray Harryhausen est un pionnier en matière de "Stop motion", cette technique qui consiste à bouger autant que nécessaire le même personnage afin de générer un mouvement.

Diamantino | Gabriel Abrantes

"C'est un conte ancré dans les conflits et ce qui nous préoccupe aujourd’hui, expliquent Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt. C’est l’histoire de deux amants maudits, perdus au milieu de la crise des réfugiés, des Panama Papers et en pleine montée de l’extrême droite".

Les deux réalisateurs souhaitaient un personnage principal simple, iconique et charismatique : "Nous avons imaginé un duo romantique improbable, drôle et charmant comme Audrey Hepburn et Cary Grant dans L’impossible monsieur bébé. Nous désirions mettre en oeuvre un récit politique et schizophrène qui serait le miroir de l’insanité de notre réalité politique actuelle, à la South Park, ou à la Jeux dangereux de Lubitsch, jusqu’à Iron Man… On visait un conte de fées simple comme Cendrillon."

Les Héritières | Marcelo Martinessi 

L'histoire : Asuncion, Paraguay. Chela, riche héritière, a mené la grande vie pendant 30 ans avec Chiquita. Mais au bord de la faillite, elle doit vendre tous ses biens et regarde Chiquita, accusée de fraude, partir en prison.

Les hommes sont particulièrement absent dans le film de Les héritières. "Dans le Paraguay de ma jeunesse, explique Marcelo Martinessi, il n’y avait qu’une façon d’être un homme, façonné par l’armée et l’Église catholique. Cela ne laisse pas beaucoup de place pour être soi-même, alors beaucoup d’entre nous ont grandi coincés entre des identités empruntées. Je crois aussi que l’un des graves problèmes des sociétés aussi machistes que le Paraguay, c’est qu’elles impliquent que l’homme devrait avoir toutes les réponses. Et c’est frustrant. Personne ne nous enseigne à apprécier le plaisir d’avoir des doutes et de poser des questions."

La Permission | Soheil Beiraghi

Le film est inspiré d'une histoire vraie. Soheil Beiraghi est parti d’un fait courant en Iran pour écrire le scénario : de nombreuses femmes, athlètes ou artistes, ne peuvent pas quitter le territoire parce qu’elles n’ont pas la permission de leur mari.

Mais le film ne traite pas que le drame conjugal. "Je considère cette histoire comme une sorte de western urbain !  explique la réalisatrice, Je voulais construire un personnage fort avec les codes du genre. Parallèlement, je voulais que le public soit accroché à l’histoire, j’ai donc convoqué un peu de suspense."

Les Veuves | Steve McQueen

Les veuves est à l'origine une série télévisée britannique que Steve McQueen a découvert à l'adolescence : "L’émission m’a immédiatement transporté dans l’univers du crime, où les gens les plus vulnérables et sous-estimés étaient des femmes. Jugées incapables, seule leur apparence comptait. Cependant, elles étaient si déterminées à prendre leur destin en main qu’elles parvenaient à affronter l’adversité et à trouver en elles des forces insoupçonnées. À cette période de ma vie, je me sentais très proche de ce qu’elles enduraient car j’avais le sentiment qu’on portait le même regard sur moi".

Alors que la série télévisée se déroulait dans le Londres des années 80, Steve McQueen a décidé de transposer l'histoire dans le Chicago de nos jours.

Voyage à Yoshino | Naomi Kawase 

Après deux films tournés dans des décors urbains (Les Délices de Tokyo et Vers la lumière), Naomi Kawase revient à son sujet de prédilection, la nature : "La forêt a un pouvoir mystique et mystérieux. Lorsque l’on y pénètre, on peut perdre tout repère temporel et glisser vers le passé. [...] J’ai voulu observer une nouvelle fois ce que nous apprend le fait d’être plongé dans la nature. Comme dans mes œuvres précédentes, j’ai souhaité saisir les choses que l’on enfouit, perdues au fond de notre mémoire".

C'est la première fois que Naomi Kawase dirige une actrice française : "L’imaginer évoluer dans un village perdu au coeur de la montagne japonaise m’inspirait. J’avais le pressentiment que, même si je lui en disais peu sur son rôle, il suffisait qu’elle vienne à Nara pour que tout se mette en place naturellement."

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