Chaque semaine, Laurent Delmas et Christine Masson vous livre leurs coups de coeur et leurs coups de gueule.

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

Cuban Network de Olivier Assayas

Début 90. Un groupe de Cubains installés à Miami met en place un réseau d’espionnage. Leur mission : infiltrer les groupuscules anti-castristes responsables d’attentats sur l’île.

Après avoir tout d'abord refusé, les autorités cubaines ont finalement autorisé le tournage in situ. "Ils ont en quelque sorte décidé que, quitte à ce que le film se fasse, autant qu’il se fasse à Cuba, raconte le réalisateur. La question est montée jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. C’est un état autoritaire : quand c’est non, toutes les portes se ferment, mais si c’est oui, alors toutes les portes s’ouvrent miraculeusement !"

Dix ans après Carlos, Olivier Assayas retrouev Edgar Ramirez : "j’ai vite eu l’intuition que le personnage de René offrirait un grand rôle à Édgar. Il lui apporte ce qu’il apportait à Carlos, sa générosité, sa passion, son intensité".

Jojo Rabbit de Taika Waititi

Jojo est un petit allemand solitaire. Sa vision du monde est mise à l’épreuve quand il découvre que sa mère cache une jeune fille juive dans leur grenier. Avec la seule aide de son ami aussi grotesque qu'imaginaire, Adolf Hitler, Jojo va devoir faire face à son nationalisme aveugle

Tel certains de ses confrères, Chaplin, Benigni ou Tarantino, Taika Waititi utilise l'humour pour parler d'Hitler et de la Seconde Guerre mondiale : "Je ne voulais en aucun cas faire un drame classique sur la haine et les préjugés parce que nous sommes désormais beaucoup trop habitués à ce genre de films. Alors, dans Jojo Rabbit, j’amène le public au bon état d’esprit en le faisant rire, et une fois qu’ils ont baissé la garde, je commence à semer ces petites doses de drame qui ont un poids sérieux et prennent leur place en eux".

Revenir de Jessica Palud

C’est la ferme où Thomas est né. C’est sa famille. Son frère, qui ne reviendra plus, sa mère, qui est en train de l’imiter, et son père, avec qui rien n’a jamais été possible. Il retrouve tout ce que qu’il a fui il y a 12 ans. Mais aujourd’hui il y a Alex, son neveu de six ans, et Mona, sa mère incandescente.

Jessica Palud tourne caméra à l'épaule. C'est un choix, pour être au plus près des corps et des visages : "La mise en place est rapide, on peut se concentrer sur le jeu des comédiens. La plus grande contrainte, c’est le temps. Il faut aller à l’essentiel tout le temps, a fortiori avec un enfant de six ans sur le plateau. J’ai eu de la chance d’avoir une équipe passionnée. Pour moi le cinéma est une aventure collective"

Traducteurs de Regis Roinsard

Isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l'extérieur, neuf traducteurs sont rassemblés pour traduire le dernier tome d'un des plus grands succès de la littérature mondiale. Mais lorsque les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et qu'un pirate menace de dévoiler la suite si on ne lui verse pas une rançon colossale, une question devient obsédante : d'où vient la fuite ?

Regis Roinsard explore trois style de thriller dans son film. Ça commence comme un "Whodunit" (Qui l'a fait), façon Agatha Christie. ça se poursuit comme un film d'arnaque et ça s'achève comme un film de vengeance : "J’aime bien l’idée de changer de genre dans le même films mais à condition de jouer avec les codes." précise le réalisateur.

Un jour si blanc de Hlynur Palmason

Dans une petite ville perdue d’Islande, un commissaire de police en congé soupçonne un homme du coin d’avoir eu une aventure avec sa femme récemment décédée dans un accident de voiture. Sa recherche de la vérité tourne à l’obsession. Celle-ci s’intensifie et le mène inévitablement à se mettre en danger, lui et ses proches. Une histoire de deuil, de vengeance et d’amour inconditionnel.

La voix de la justice de Destin Daniel Cretton

Le combat historique du jeune avocat Bryan Stevenson. Après ses études à l’université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives. Il décide pourtant de se rendre en Alabama pour défendre ceux qui ont été condamnés à tort, avec le soutien d’une militante locale, Eva Ansley.

Un de ses premiers cas est celui de Walter McMillian qui, en 1987, est condamné à mort pour le meurtre d’une jeune fille de 18 ans. Et ce en dépit d’un grand nombre de preuves attestant de son innocence et d’un unique témoignage à son encontre provenant d’un criminel aux motivations douteuses. Bryan Stevenson doit aussi faire face à un racisme manifeste et intransigeant alors qu’il se bat pour Walter et d’autres comme lui au sein d’un système hostile.

Waves de Trey Edward Shults

Le parcours des membres d’une famille afro-américaine, menée par un patriarche protecteur, mais très exigeant, sur les eaux troubles du malheur et du deuil. Un chemin douloureux qui finira par les rassembler sur les rives de l’amour et du pardon, si tant est qu’ils parviennent à accepter de lâcher prise.

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