.... vers ou vos désirs vous mèneront ce week-end ? L'Italie, New-York, l'infiniment petit ? Laurent Delmas et Christine Masson sont à nouveau vos guides.

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

L’Amour debout de Michaël Dacheux

L'histoire : Martin, dans un dernier espoir, vient retrouver Léa à Paris. Ils ont tous deux vingt-cinq ans et ont vécu ensemble leur première histoire d'amour. Désormais, chacun s'emploie, vaille que vaille, à construire sa vie d'adulte.

Le réalisateur Michaël Dacheux a été pendant plusieurs années intervenant en cinéma dans un centre de vacances pour adolescents. "J’ai pu y observer un monde clos dans lequel circulaient des envies très sincères, et parfois naïves, de faire du cinéma. Le centre permettait aussi une mise en perspective sentimentale. Je suis parti de là pour l’écriture d’un scénario mais ce film n’a pas pu finalement se faire. J’ai décidé de tourner malgré tout une histoire inspirée de cette première source, en abandonnant l’idée du centre de vacances qui impliquait trop d’acteurs et de complications."

Les Estivants de Valeria Bruni Tedeschi

L'histoire : Une grande et belle propriété sur la Côte d’Azur. Un endroit qui semble hors du temps et protégé du monde. Anna arrive avec sa fille pour quelques jours de vacances. Au milieu de sa famille, de leurs amis, et des employés, Anna doit gérer sa rupture toute fraîche et l’écriture de son prochain film. 

Les Estivants est le quatrième long métrage de Valeria Bruni Tedeschi. Une nouvelle fois, la réalisatrice a essayé de donner un sens à sa vie et de tendre un fil dans le temps. "Le cinéma me permet de remettre de l’ordre dans les événements fondateurs et décisifs de mon existence. Mais il ne s’agit pas que de moi, c’est aussi le monde autour de moi que je raconte", confie-t-elle

L’Intervention de Fred Grivois

L'histoire : 1976 à Djibouti, dernière colonie française. Des terroristes prennent en otage un bus d’enfants de militaires français et s’enlisent à une centaine de mètres de la frontière avec la Somalie. La France envoie sur place pour débloquer la situation une unité de tireurs d'élite de la Gendarmerie.

Fred Grivois travaille sur cette histoire depuis plusieurs années. C’est un tireur d’élite qui lui avait raconté cette opération à haut risque précisant qu’elle était à l’origine de la création du corps de police le plus aimé des Français, le GIGN. Le metteur en scène se rappelle : "J’y ai immédiatement décelé tous les ingrédients d’une grande aventure: de vrais héros au sens classique du terme, de la tension, presque comme dans un western !"

Minuscule 2 : Les Mandibules du bout du monde de Thomas Szabo et Hélène Giraud

L'histoire : Quand tombent les premières neiges dans la vallée, il est urgent de préparer ses réserves pour l’hiver. Hélas, durant l’opération, une petite coccinelle se retrouve piégée dans un carton… à destination des Caraïbes ! Une seule solution : reformer l’équipe de choc ! La coccinelle, la fourmi et l’araignée reprennent du service à l’autre bout du monde. 

Minuscule 2 a été totalement réalisé en France. Ce choix de localiser 100% de la fabrication du film dans notre pays est une décision du producteur Futurikon, inspiré par la volonté d’optimiser la qualité du film… C’est cette volonté qui a permis que ce second volet surpasse en qualité le précédent opus.

Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu de Philippe de Chauveron

L'histoire : Le retour des familles Verneuil et Koffi au grand complet ! Claude et Marie Verneuil font face à une nouvelle crise. Leurs quatre gendres, Rachid, David, Chao et Charles sont décidés à quitter la France avec femmes et enfants pour tenter leur chance à l’étranger. Incapables d’imaginer leur famille loin d’eux, Claude et Marie sont prêts à tout pour les retenir. De leur côté, les Koffi débarquent en France pour le mariage de leur fille. Eux non plus ne sont pas au bout de leurs surprises…

Pour la suite de Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu, le réalisateur a souhaité s'appuyer sur des éléments structurels qui avaient fonctionné dans le premier opus. Pour retrouver le même comique de situation, où les quatre filles épousaient simultanément des étrangers, Philippe De Chauveron trouvait ainsi intéressant de faire vivre aux quatre couples une aventure commune. _"Nous étions alors en pleine campagne présidentielle et je sentais autour de moi la peur des extrêmes. J’entendais des gens dire qu’ils quitteraient la France en cas de victoire de l’un de ces partis et constatais que beaucoup de citoyens issus des minorités se plaignaient de la discrimination dont ils étaient victimes."_

Si Beale Street pouvait parler de Barry Jenkins

L'histoire : Harlem, dans les années 70. Tish et Fonny s'aiment depuis toujours et envisagent de se marier. Alors qu'ils s'apprêtent à avoir un enfant, le jeune homme, victime d'une erreur judiciaire, est arrêté et incarcéré. Avec l'aide de sa famille, Tish s'engage dans un combat acharné pour prouver l'innocence de Fonny et le faire libérer…

Si Beale Street pouvait parler est adapté du roman de James Baldwin, auquel le film est dédié. Il s'agit de l'auteur préféré du réalisateur Barry Jenkins : "Ces livres m’ont permis de mieux comprendre ce qu’était la masculinité, et ce qu’était la masculinité noire. (...) L’héritage qu’il nous a laissé est majeur et inestimable. James Baldwin est un auteur important parce qu’il disait la vérité".

Un grand voyage vers la nuit de Bi Gan

L'histoire : Luo Hongwu revient à Kaili, sa ville natale, après s’être enfui pendant plusieurs années. Il se met à la recherche de la femme qu’il a aimée et jamais effacée de sa mémoire. Elle disait s’appeler Wan Qiwen…

Un grand voyage vers la nuit emprunte sa forme au film de genre. Bi Gan confie : "Je n’ai jamais eu de formation scénaristique. Du coup, j’ai pris mes propres habitudes en écrivant. Pour Un grand voyage vers la nuit, c’était au départ un film noir, dans le genre de Assurance sur la mort de Billy Wilder. C’est avec mon processus de "des - truction" scène après scène, que finalement le film a pris la forme qu’il a actuellement."

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