Toute les sorties de la semaine passées au crible du regard acéré de Christine Masson et Laurent Delmas

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

La communion de Jan Komasa 

Daniel, 20 ans, se découvre une vocation spirituelle dans un centre de détention pour la jeunesse mais le crime qu'il a commis l'empêche d'accéder aux études de séminariste. Envoyé dans une petite ville pour travailler dans un atelier de menuiserie, il se fait passer pour un prêtre et prend la tête de la paroisse. L'arrivée du jeune et charismatique prédicateur bouscule alors cette petite communauté conservatrice.

Jan Komasa s'est inspiré de l'histoire vraie d'un jeune homme, en Pologne, qui s'est fait passer pour une prêtre pendant quelques mois et qui s’est révélé plus efficace dans son travail que son prédécesseur. "C’est ça qui est intéressant, c’était quelqu’un qui n’avait pas baigné dans l’Eglise et qui ne se préoccupait pas du dogme officiel, mais les gens étaient satisfaits de son travail", explique le réalisateur.

De Gaulle de Gabriel Le Bomin 

Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne de Gaulle, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent. Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre une autre voix : celle de la Résistance.

Gabriel de Bomin connait bien le général de Gaulle. Il a notamment réalisé une série documentaire sur la France Libre. "J’avais évidement des connaissances sur la Résistance intérieure mais rien de très complet sur cette Résistance extérieure… De Gaulle était également présent dans mes documentaires sur la collaboration, sur la guerre d’Algérie, sur la Ve République dernièrement. Alors, par où l’aborder ? Ce qui m'a intéressé c’est le de Gaulle "illégitime" : l’homme de juin 1940, celui qui dit "non". C’est sans doute le moment de sa vie où il est le plus fragile, le plus intéressant donc le plus humain… Car sous tendu à ce projet, il y avait l’ambition d’accéder à l’intime."

Haingosoa de Edouard Joubeaud 

Haingo, jeune mère célibataire du sud de Madagascar, ne parvient pas à payer la scolarité de sa fille. Quand une compagnie de danse de la capitale lui propose un contrat à l’essai, Haingo saisit cette chance, quitte sa famille et monte à Tananarive. Elle n’a que quelques jours pour apprendre une danse qui lui est totalement étrangère.

Haingosoa est à la fois une fiction et un documentaire. Le film réunit plusieurs générations de compositeurs et de musiciens malgaches. Remanindry, père d’Haingo, incarne la musique de l’Androy, région du Sud de l’île, tandis que la Compagnie RandriaErnest de Tananarive représente à sa façon la danse et la musique des hautes terres d’aujourd’hui. Dadagaby, l’un des compositeurs du film, est quant à lui un monument de la musique malgache.

Monos de Alejandro Landes 

Dans ce qui ressemble à un camp de vacances isolé au sommet des montagnes colombiennes, des adolescents, tous armés, sont en réalité chargés de veiller à ce que Doctora, une otage américaine, reste en vie. Mais quand ils tuent accidentellement la vache prêtée par les paysans du coin, et que l'armée régulière se rapproche, l'heure n'est plus au jeu mais à la fuite dans la jungle...

Monos met en scène des adolescents en lutte contre le monde des adultes. Alejandro Landes reconnait l’influence de Kids de Larry Clark et Gummo d’Harmony Korine dans son approche plastique de l’adolescence. Il s’est également imprégné des photos de Nan Goldin, de Bill Henson et de William Eggleston, ainsi que des photographies de guerre de Robert Capa

Oskar et Lily de Arash T. Riahi 

Oskar et Lily, deux enfants tchétchènes sont sur le point d’être expulsés d’Autriche avec leur mère. Suite à une tentative désespérée de leur maman pour les protéger, l’expulsion est suspendue mais Oskar et Lily sont séparés et chacun placés dans une famille d’accueil. L’espoir des enfants de retrouver leur mère se nourrit de leur amour réciproque et met au défi tous les obstacles de la bureaucratie avec passion et poésie...

Woman de Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand 

Woman est un projet mondial qui donne la parole à 2.000 femmes à travers 50 pays différents. Cette très large échelle, n'empêche pas le film d'offrir un portrait véritablement intimiste de celles qui représentent la moitié de l'humanité. 

Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde. Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer le monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées. Woman, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l'éducation, le mariage et l'indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité. 

À travers ce film, vous découvrirez la parole des femmes comme vous ne l’aviez jamais entendue auparavant.

  • Réédition 

L’ombre des châteaux de Daniel Duval

Dans le nord de la France, la vie d'une sympathique famille d'émigres italiens, les Capello. La fille Fatoun, surprise en flagrant délit de vol, est placée dans un centre de rééducation, malgré les efforts de ses deux frères. Ces derniers, décident de gagner la terre promise : Le Canada.

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