.... disait Jacques Tati. Le monde et les gens continuent a inspirer les réalisateurs, la preuve avec les films à l'affiche cette semaine.

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

Le Chant de la couleuvre – Lac noir d’Emmanuel Raquin-Lorenzi

L'histoire : Le 12 juin 1992 disparaissait en Transylvanie Raimon Lusinanu, journaliste caméraman roumain, qui enquêtait lui-même dans la région sur des disparitions inexpliquées.

Être vivant et le savoir d’Alain Cavalier

L'histoire : Emmanuèle Bernheim et Alain Cavalier sont liés par trente ans d’amitié. Ils préparent un film d’après le livre autobiographique de la romancière : Tout s’est bien passé. Elle y raconte comment son père lui a demandé "d’en finir" à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Cavalier lui propose de tenir son propre rôle et que lui, soit son père. Un matin d’hiver, Emmanuèle téléphone à Alain ; il faudra retarder le tournage jusqu’au printemps, elle est opérée d’urgence.

Parasite de Bong Joon-Ho

L'histoire : Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne...

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, Parasite a remporté la Palme d'Or, décernée à l'unanimité par le jury. Il s'agit de la première Palme d'Or pour un film coréen.

Afin de préserver le plus possible le mystère autour de Parasite, Bong Joon Ho a écrit une lettre à l'attention des journalistes leur demandant de ne rien dévoiler de l'intrigue : "Je vous demande donc de bien vouloir protéger les émotions des spectateurs : Quand vous écrirez une critique du film, je vous prie de bien vouloir éviter de mentionner ce qui va se passer après que le fils et la fille aient commencé à travailler chez les Park, tout comme les bandes annonces s’en sont gardées. Ne rien révéler au-delà de cet arc narratif sera, pour le spectateur et l’équipe qui a rendu ce film possible, une véritable offrande".

Les Particules de Blaise Harrison

L'histoire : Pays de Gex, frontière franco-suisse. P.A. et sa bande vivent leur dernière année au lycée.
A 100 mètres sous leurs pieds, le LHC, l’accélérateur de particules le plus puissant du monde, provoque des collisions de protons pour recréer les conditions d’énergie du big bang, et détecter des particules inconnues à ce jour. Tandis que l’hiver s’installe et que P.A. voit le monde changer autour de lui, il commence à observer des phénomènes étranges, des modifications dans l’environnement, de façon imperceptible d’abord, puis c’est tout son monde qui semble basculer…

Les Particules est le premier long métrage de fiction de Blaise Harrison qui a auparavant signé plusieurs documentaires. Pour trouver les interprètes, un casting de plusieurs mois a eu lieu dans le lycée où Blaise Harrison fut lui-même élève. L'équipe a rencontré environ 500 adolescents dans le cadre d'entretiens filmés afin d'apprendre à les connaître.

Piranhas de Claudio Giovannesi

L'histoire : Nicola et ses amis ont entre dix et quinze ans. Ils se déplacent à scooter, ils sont armés et fascinés par la criminalité. Ils ne craignent ni la prison ni la mort, seulement de mener une vie ordinaire comme leurs parents. Leurs modèles : les parrains de la Camorra. Leurs valeurs : l’argent et le pouvoir. Leurs règles : fréquenter les bonnes personnes, trafiquer dans les bons endroits, et occuper la place laissée vacante par les anciens mafieux pour conquérir les quartiers de Naples, quel qu’en soit le prix.

Piranhas est l'adaptation du roman du même nom écrit par Roberto Saviano, déjà auteur du mémorable Gomorra, déjà porté à l'écran en 2008.

Le travail de casting à Naples a duré des mois. C'est le casting de rue qui a donné les meilleurs résultats. Aucun des jeunes acteurs du film ne s'est présenté spontanément à l'un des castings organisés, et seuls Pasquale Marotta (Agostino) et Alfredo Turitto (Biscottino) ont été trouvés en classe ; ils étudiaient à l'école hôtelière pour devenir chefs. Les autres ont littéralement été pêchés dans leur quotidien, au détour des ruelles et des places des quartiers de Traiano, Sanità, Forcella, Scampia, Afragola et des Quartiers Espagnols.

Salauds de pauvres de Patrice Leconte

et aussi GiedRé, Sophie Forte, Christophe Alévêque, Nadia Kozlowski-Bourgade, Charles Dubois, Albert Meslay, Brigitte Busquet, Phil Marboeuf, Rémi Cotta, Miguel-Ange Sarmiento, Jean-Claude Deret et Beef

Salauds de pauvres est un film à sketches, écrit par douze auteurs. Miroir ou projection, Salauds de pauvres s’amuse de faits de tous les jours et ne raconte pas une histoire, mais des histoires. À travers ces histoires courtes et amères, sont dévoilées toutes les fissures du genre humain, qui, dans un mouvement de mondialisation et de néolibéralisme de plus en plus affirmé, peuvent amener l’homme ordinaire à être un monstre de lâcheté, de cruauté, d’indifférence ou d’hypocrisie. Salauds de pauvres sous un angle décalé, retranscrit la réalité de façon provocante ou non, toujours avec la même ambition : faire réagir.

Les rééditions

La cité de la peur, une comédie familiale d'Alain Berberian

Deux comédies de Nanni Moretti, La messe est finie et Bianca, sous le titre Viva Nanni ! Deux comédies de Nanni Moretti

Programmation musicale
  • ROMEO ELVISMalade (radio edit)2019
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.