... dit Albert Dupontel ! Quel Réalisateur vous entraînera dans son univers ? Christine Masson et Laurent delmas ont vu les nouveautés de la semaine pour vous.

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

Arctic de Joe Penna  

L'histoire : En Arctique, la température peut descendre jusqu’à moins –70°C. Dans ce désert hostile, glacial et loin de tout, un homme lutte pour sa survie. Autour de lui, l’immensité blanche, et une carcasse d’avion dans laquelle il s’est réfugié, signe d’un accident déjà lointain. Avec le temps, l’homme a appris à combattre le froid et les tempêtes, à se méfier des ours polaires, à chasser pour se nourrir… Un événement inattendu va l’obliger à partir pour une longue et périlleuse expédition pour sa survie.

Le réalisateur souhaitait absolument ne raconter l'histoire qu'à travers l'instant présent. Voilà pourquoi le film ne comporte pas de flash-back et aucun indice sur la vie du héros. On sait juste qu'il est pilote : "La personnalité de notre héros transparaît uniquement par les décisions qu’il prend face aux difficultés qu’il rencontre, explique Joe Penna. Son isolement radical peut sembler terrifiant pour lui (et pour nous), mais il a trop à faire pour prendre le temps de s’apitoyer sur lui-même."

La Dernière Folie de Claire Darling de Julie Bertuccelli  

L'histoire : À Verderonne, petit village de l'Oise, c'est le premier jour de l'été et Claire Darling se réveille persuadée de vivre son dernier jour... Elle décide alors de vider sa maison et brade tout sans distinction, des lampes Tiffany à la pendule de collection. Les objets tant aimés se font l’écho de sa vie tragique et flamboyante. Cette dernière folie fait revenir Marie, sa fille, qu’elle n’a pas vue depuis 20 ans.

La Dernière folie de Claire Darling est l’adaptation d’un roman de Lynda Rutledge, Le Dernier vide-grenier de Faith Bass Darling : "j’ai plongé dans ce récit tant il offrait une transposition d’histoires et de thèmes qui me touchent avoue Julie Bertuccelli : les rapports complexes entre mère et fille, les morts qui nous hantent, les objets et meubles qui nous envahissent et nous servent de mémoire de substitution, les mensonges, les secrets et non-dits de famille qui nous malmènent, la fin de vie qui nous guette, la mémoire qui nous construit, nous emprisonne et nous étouffe à la fois, et l’oubli qui nous attriste mais aussi nous libère et nous allège…"

La Favorite de Yórgos Lánthimos

L'histoire : Début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. Lorsqu’une nouvelle servante, Abigail Hill, arrive à la cour, Lady Sarah la prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques.

La Favorite revient sur le destin de la reine Anne, dernière (et ignorée) héritière de la lignée des Stuart. La Favorite revient sur le destin de la reine Anne, dernière (et ignorée) héritière de la lignée des Stuart. La scénariste Deborah Davis a épluché des volumes entiers de correspondance entre la reine Anne et Lady Sarah Churchill et entre Abigail Masham et Robert Harley.

Kabullywood de Louis Meunier 

L'histoire : A Kaboul en Afghanistan, quatre étudiants assoiffés de vie décident d’accomplir un projet audacieux : rénover un cinéma abandonné, qui a miraculeusement survécu à 30 ans de guerre. Comme un acte de résistance contre le fondamentalisme des talibans, ils vont aller au bout de leur rêve pour la liberté, la culture, le cinéma…

Le réalisateur Louis Meunier a débarqué en Afghanistan en 2002 pour 6 mois, un contrat humanitaire en poche. Il y a passé 10 ans. Le décor principal de son film est une salle de cinéma à l’abandon qui était autrefois la plus grande et la plus belle de Kaboul.

My Beautiful Boy de Felix Van Groeningen  

L'histoire : Pour David Sheff, la vie de son fils, Nicolas, un jeune homme billant, sportif, à l’esprit vif et cultivé, était déjà toute tracée : à ses 18 ans, Nic était promis à une prestigieuse carrière universitaire.  Mais le monde de David s’effondre lorsqu’il réalise que Nic a commencé à toucher à la drogue en secret dès ses 12 ans.

My beautiful boy est l'adaptation du livre de David Sheff, qui raconte sa propre histoire.

Nuestro Tiempo de Carlos Reygadas 

La campagne mexicaine. Une famille élève des taureaux de combat.
Esther est en charge de la gestion du ranch, tandis que son mari Juan, poète de renommée mondiale, s’occupe des bêtes.
Lorsqu’Esther s’éprend du dresseur de chevaux, Juan se révèle alors incapable de rester fidèle à ses convictions.

Nuestro tiempo est le premier film que Carlos Reygadas réalise en numérique. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il estime que c'est un medium plus complexe que la pellicule : "Il faut vraiment bouger à l’intérieur du format, pousser les lignes, tirer les courbes pour les rendre plus nettes et aller au fond des choses. Le numérique est un labyrinthe dans lequel on peut trouver des choses incroyables. Il reste encore un petit espace où le numérique n’arrive pas au niveau de la pellicule".

Tout ce qu’il me reste de la Révolution de Judith Davis 

Angèle avait 8 ans quand s’ouvrait le premier McDonald’s de Berlin-Est… Depuis, elle se bat contre la malédiction de sa génération : être né « trop tard », à l’heure de la déprime politique mondiale. Elle vient d’une famille de militants, mais sa mère a abandonné du jour au lendemain son combat politique, pour déménager, seule, à la campagne et sa sœur a choisi le monde de l’entreprise.
Seul son père, ancien maoïste chez qui elle retourne vivre, est resté fidèle à ses idéaux. En colère, déterminée, Angèle s’applique autant à essayer de changer le monde qu’à fuir les rencontres amoureuses.
Que lui reste-t-il de la révolution, de ses transmissions, de ses rendez-vous ratés et de ses espoirs à construire? Tantôt Don Quichotte, tantôt Bridget Jones, Angèle tente de trouver un équilibre…

Un coup de maître de Gastón Duprat 

Arturo est le propriétaire d’une galerie d’art à Buenos Aires, un homme charmant, sophistiqué mais sans scrupules. Il représente Renzo, un peintre loufoque et torturé qui traverse une petite baisse de régime. Leur relation est faite d’amour et de haine. Un jour, Renzo est victime d’un accident et perd la mémoire. Profitant de cette situation, Arturo élabore un plan osé pour les faire revenir sur le devant de la scène artistique.

Une intime conviction d’Antoine Raimbault

Depuis que Nora a assisté au procès de Jacques Viguier, accusé du meurtre de sa femme, elle est persuadée de son innocence. Craignant une erreur judiciaire, elle convainc un ténor du barreau de le défendre pour son second procès, en appel. Ensemble, ils vont mener un combat acharné contre l'injustice. Mais alors que l’étau se resserre autour de celui que tous accusent, la quête de vérité de Nora vire à l’obsession.

C'est le cinéaste Karim Dridi qui parle de Jacques Viguier à Antoine Raimbault il y &a une dizaine d'année : "Un homme un peu curieux, très cinéphile, qu’il a croisé dans des festivals et qui est sur le point de comparaître devant la cour d’assises pour le meurtre de sa femme, disparue neuf ans plus tôt. Je lui réponds que le sujet est délicat, complexe, et qu’on ne fait plus vraiment de films judiciaires en France. Mais mon ami Karim persiste, il a lu quelques uns de mes scenarii – toujours des histoires de doute – et il est convaincu que cette histoire va résonner en moi. Je descends alors à Toulouse pour assister au procès et là je découvre à la fois la justice de mon pays et le calvaire de cette famille. Celui d’un homme accusé sans preuve, mais aussi celui des enfants qui grandissent depuis près de dix ans dans cette terrible équation : « Maman a disparu et papa est accusé de l’avoir assassinée. »"

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