... disait Jacques Audiard. Chaque semaine, Christine et Laurent vous aident à ne pas passer à côté des meilleurs films à l'affiche.

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

"Blanche comme neige" d’Anne Fontaine

L'histoire : Claire, jeune femme d’une grande beauté, suscite l’irrépressible jalousie de sa belle-mère Maud, qui va jusqu’à préméditer son meurtre. Sauvée in extremis par un homme mystérieux qui la recueille dans sa ferme, Claire décide de rester dans ce village et va éveiller l’émoi de ses habitants... Un, deux, et bientôt sept hommes vont tomber sous son charme ! Pour elle, c’est le début d’une émancipation radicale, à la fois charnelle et sentimentale…

Tout le monde connait le conte des frères Grimm ou le film de Disney. C'est pourquoi Anne Fontaine a voulu casser la construction de l'histoire en la coupant en trois parties : "On introduit une tension différente entre les parcours de Claire (Lou de Laâge) et de Maud (Isabelle Huppert), avant de les réunir dans le dernier chapitre. Et c’était aussi une manière de revisiter les deux archétypes ( Blanche-Neige et la Reine ). C’est la première fois que je construis un film de cette façon et nous faisions face à trois difficultés : comment infiltrer la structure du conte et celle de la rencontre avec tous ces hommes ? Quelle marge de progression donner au personnage de la belle-mère ? Le conte nous guidait mais, en réalité, tous les protagonistes restaient à inventer."

"La Familia" de Gustavo Rondón Córdova

L'histoire : Pedro, 12 ans, erre avec ses amis dans les rues violentes d’une banlieue ouvrière de Caracas. Quand il blesse gravement un garçon du quartier lors d’un jeu de confrontation, son père, Andrés, le force à prendre la fuite avec lui pour se cacher. Andrés découvre son incapacité à contrôler son fils adolescent mais cette nouvelle situation rapprochera père et fils comme jamais auparavant.

Giovanny García et Reggie Reyes ont accepté de tourner La Familia sans avoir le script. Gustavo Rondón Córdova ne leur montrait le scénario que le jour même ou la veille des prises de vue. Le tournage s'est d'ailleurs déroulé dans l'ordre quasi chronologique afin de faciliter le travail des acteurs qui ne se connaissaient pas du tout avant le tournage. L'évolution de leur relation coïncide ainsi avec celle de leurs personnages.

"Love, Cecil (Beaton)" de Lisa Immordino Vreeland

L'histoire : Photographe, écrivain, peintre, créateur de costume et de décor pour le cinéma oscarisé, Cecil Beaton était non seulement un chroniqueur éblouissant, mais également un arbitre de son temps. Du mouvement des « Bright Young Things » aux lignes de front de la guerre en passant les grands de ce monde, les pages de Vogue ou de Life, puis photographe officiel de la Reine, Cecil Beaton a su capturer les changements culturels et politiques du XXe siècle. 

Dans ce tendre portrait, la réalisatrice Lisa Immordino Vreeland marie archives filmées et photographies, commentées en voix-off par Beaton lui-même. Se révèle ainsi l’héritage créatif complexe et unique d’un homme dont le style et l’engagement résonnent et inspirent encore aujourd’hui. 

"Les Oiseaux de passage" de Cristina Gallego et Ciro Guerra

L'histoire : Dans les années 1970, en Colombie, une famille d'indigènes Wayuu se retrouve au cœur de la vente florissante de marijuana à la jeunesse américaine. Quand l'honneur des familles tente de résister à l'avidité des hommes, la guerre des clans devient inévitable et met en péril leurs vies, leur culture et leurs traditions ancestrales. C'est la naissance des cartels de la drogue.

Le film met en scène les Wayuu (également connu sous le nom de Guajiros), un peuple amérindien qui vit à la frontière de la Colombie et du Venezuela. Il représente le peuple le plus important des deux pays.

"Ray & Liz" de Richard Billingham

L'histoire : Banlieue de Birmingham dans les années 80. Ray, Liz et leurs trois enfants se débrouillent tant bien que mal dans une existence déterminée par des facteurs qu’ils ne maîtrisent pas.
Le photographe et cinéaste Richard Billingham retrace en trois souvenirs et trois époques différentes le quotidien tumultueux de sa famille.

"Tout est tiré d’expériences vécues explique Richard Billingham. Le film fait référence à certaines de mes photographies. Tourner ce film était comme remonter dans le temps. L’histoire me trottait dans la tête depuis vingt ans mais je n’avais jamais réussi à la mettre par écrit. Après avoir décidé que je travaillerai sur le format d’un film, j’ai rédigé une première version. J’avais à l’esprit l’histoire de mon oncle. Je l’ai écrite en deux heures, dans un train. Je me suis retrouvé à décrire des gestes, un langage corporel, même la façon dont ils pourraient s’asseoir. C’était très clair pour moi."

"Tanguy, le retour" d’Étienne Chatiliez

L'histoire : 16 ans plus tard, Tanguy, qui a maintenant 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu sous le bras car Meï Lin l’a quitté. Catastrophés de voir leur "tout-petit" dans cet état, Paul et Édith font tout pour lui redonner goût à la vie, sans réaliser que ce faisant, ils tressent la corde pour se pendre. Car Tanguy recommence à se sentir bien chez ses parents…

Avec environ 4,3 millions d'entrées en France, le premier Tanguy avait été l'un des gros succès de l'année 2001. Le film avait même donné son nom à une expression entrée dans le langage courant pour qualifier les enfants ayant de plus en plus de mal à quitter le foyer familial. L'idée vient des producteurs Jérôme Corcos et Antoine Pezet et d'André Dussollier. "Je n’y avais honnêtement jamais pensé ! avoue Etienne Chatiliez. Il y avait une première idée de scénario qui ne me plaisait pas car, pour moi, nous devions trouver une justification à ces retrouvailles. Nous nous sommes donc mis au travail, et les choses sont venues assez rapidement, avec aussi l’idée de faire mentir ceux qui disent que le 2 est toujours moins bon que le 1."

"Le Vent de la liberté" de Michael Bully Herbig

L'histoire : 1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. Une histoire incroyable. Une histoire vraie.

Le Vent de la liberté raconte l'histoire vraie des familles Strelzyk et Wetzel qui s’enfuient d’Allemagne de l’Est et passent à l’Ouest dans une montgolfière artisanale le 16 septembre 1979. En l'espace de 28 minutes, les quatre adultes et les quatre enfants parcourent 18 kilomètres et atterrissent dans un champ près de la ville bavaroise de Naila.

la réédition de "Les Clowns" de Federico Fellini

L'histoire : Dans une petite ville de province, à la nuit tombée, un enfant contemple de sa fenêtre l'installation quasi magique d'un chapiteau de cirque. Les mâts se dressent, la toile se gonfle, la tente immense ressemble à une créature qui va s'éveiller à la vie. Le lendemain, le même enfant se rend au cirque...

la réédition de "Répétition d'orchestre" de Federico Fellini

L'histoire : Dans un oratoire du XIIe siècle désaffecté, un copiste dépose des partitions sur des pupitres de musiciens. Une répétition d'orchestre va avoir lieu. Les participants arrivent et s'installent. Une équipe de télévision doit faire un reportage, mais on n'entendra que la voix de l'interviewer. Le chef d'orchestre commence la répétition. Il est nerveux, hautain, cassant. Un différent éclate avec le délégué syndical. La répétition est interrompue...

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