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Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

La bonne épouse de Martin Provost 

Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck (Juliette Binoche) dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?  

Ce n'est pas la première fois que Martin Provost parle d'émancipation féminine. Le Ventre de Juliette (2003), Séraphine (2008), Où va la nuit (2011), Violette (2013) et Sage Femme (2017), abordait déjà ce sujet. 

"Cela vient de mon histoire sans doute, puisque je me suis violemment opposé à mon père, pour qui la domination masculine était légitime. C’est aussi cette opposition qui m’a poussé à quitter ma famille très jeune, et à faire les films que je fais. La Bonne Epouse est certainement le film qui me ressemble le plus. C’est mon film le plus libre, mais aussi peut-être, et contrairement aux apparences, le plus engagé."

Kongo de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav

À Brazzaville, un monde invisible régit le monde visible. L'apôtre Médard se démène pour guérir les malades victimes de mauvais sorts. Mais sa vie bascule lorsqu'on l'accuse publiquement de pratiquer la magie noire.

Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav se sont rencontrés en 2013 au festival Jean Rouch. Le projet Kongo était déjà dans la tête de La Vapeur suite a plusieurs voyages au Congo. Il se souvient : "Lors d'un premier voyage, j’ai vu des femmes et des hommes en transe, qui vibraient, qui sautaient sur place, possédés par des esprits. Je suis rentré en France avec des images très fortes et beaucoup de points d’interrogation : qu’avais-je vécu ? quel était ce phénomène étrange ? était-il simulé ou pas ? Je suis retourné au Congo deux ans plus tard, pour faire des repérages. J’ai rencontré un « apôtre » Ngunza à la fois guérisseur et sorcier, un personnage un peu terrifiant qui m’a révélé l’existence des sirènes. J’ai alors commencé à écrire un scénario à partir des notes et des photographies que j’avais prises."

Radioactive de Marjane Satrapi 

Paris, fin du 19ème siècle. Marie est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d’une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie, un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne... 

Radioactive est l'adaptation du roman graphique de Lauren Redniss, Radioactive: A Tale of Love and Fallout. La production a très vite décidé que cette histoire ne pouvait être réalisée que par une femme. Marjane Satrapi s'est passionnée pour son sujet : 

J’ai beaucoup lu, au point que je pourrais presque vous expliquer comment fabriquer une bombe atomique. 

Vous n’utilisez pas forcément toutes les informations que vous avez glanées, mais cela modifie votre vision des choses. Et on ne peut pas être flou quand on parle de science : il faut être très précis, et j’aime cette rigueur. C’est le seul sujet sur lequel on peut être objectif".

  • (RÉ)ÉCOUTER | Boomerang avec Marjane Satrapi

Trois étés de Sandra Kogut 

Chaque année, Edgar et Marta organisent une grande fête dans leur luxueuse résidence d’été, orchestrée par leur gouvernante Mada et les autres employés de la maison. Mais, en trois étés, tout va basculer. Alors que le monde de ses riches patrons implose, balayé par des scandales financiers, Mada se retrouve en charge de la propriété dont elle est bien décidée à tirer le meilleur parti. Le portrait décapant d’une société néo-libérale à bout de souffle, rongée par ses démons.  

Comme dans ses autres films, Sandra Kogut a voulu axer l'histoire de Trois étés sur des personnages dont personne ne se soucie. "Dans les histoires sensationnelles qu’on entend tous les jours, ces personnages sont des figurants ou alors sont carrément hors cadre, invisibles. Je me suis demandé : qu’advient-il de tous ces gens qui orbitent autour des riches et puissants quand la vie de ces derniers s’effondre ? Quelles sont les conséquences pour les domestiques lorsque leurs employeurs atterrissent en prison ?", précise-t-elle.

Un fils de Mehdi M. Barsaoui

Farès (Sami Bouajila) et Meriem (Najla Ben Abdallah) forment avec Aziz, leur fils de 9 ans, une famille tunisienne moderne issue d'un milieu privilégié. Au cours d'une virée dans le sud de la Tunisie, leur voiture est prise pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé...

Vivarium de Lorcan Finnegan 

À la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement...  

Avec Vivarium, Lorcan Finnegan poursuit son exploration du "cauchemar immobilier" qu'il avait déjà étudié dans ses courts-métrages

Rééditions 

les lèvres rouges de Harry Kumel 

Valérie (Delphine Seyrig) et Stefan (John Karlen), immobilisés à Ostende, séjournent dans un vaste hôtel désert en cette morte-saison. Le couple fait alors la connaissance de l'inquiétante comtesse Bathory et de sa protégée Ilona, ténébreuses créatures de la nuit. Elles envoûtent d’abord le jeune homme, fasciné par des meurtres mystérieux perpétrés dans la région, puis Valérie, intriguée par l’étrange relation qui unit les deux femmes…

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