.... disait Jean-Luc Godard. Profitez du week-end pour en engranger de nouveaux grâce aux conseils de Christine Masson et Laurent Delmas.

Allez au cinéma !
Allez au cinéma ! © Getty

Mauvaises Herbes de Kheiron

"Je souhaitais surtout aborder des thématiques qui me tiennent à coeur comme, par exemple, la rédemption, la communication ou la chance de pouvoir accueillir en France des gens qui viennent de loin et qui enrichissent notre culture" Explique Kheiron. Pour ce deuxième films, l'humoriste souhaitait parler d'un thème qui le touche particulièrement : l’éducation. 

Et s'il tient le premier rôle, c'est un choix totalement assumé : "Avec Nous trois ou rien, j'avais tellement mis en avant le personnage de ma mère, qui est motrice, que j'avais envie de me faire plaisir et d'être plus proche de ce que je fais sur scène"

Yomeddine de A.B. Shawky

L'histoire : Beshay, lépreux aujourd’hui guéri, n’avait jamais quitté depuis l’enfance sa léproserie, dans le désert égyptien. Après la disparition de son épouse, il décide pour la première fois de partir à la recherche de ses racines, ses pauvres possessions entassées sur une charrette tirée par son âne. 

Vite rejoint par un orphelin nubien qu’il a pris sous son aile, il va traverser l’Egypte et affronter ainsi le Monde avec ses maux et ses instants de grâce dans la quête d’une famille, d’un foyer, d’un peu d’humanité…

Hard Eight de Paul Thomas Anderson

L'histoire : John a perdu tout son argent. Il rencontre Sydney et tous deux partent pour Reno. Sous la tutelle de Sydney, John devient un joueur professionnel. Il tombe également amoureux...

22 ans après sa réalisation, Hard Eight, le premier film de Paul Thomas Anderson, est enfin distribué en salles en France.

Les Filles du soleil d'Eva Husson

Eva Husson a confié les personnages principaux des Filles du soleil à deux comédiennes chevronnées. Golshifteh Farahani joue la combattante kurde Bahar et Emmanuelle Bercot incarne la journaliste de guerre.  

Le personnage de la journaliste est inspirée de deux femmes reporters de guerre iconiques. Marie Colvin, une journaliste américaine spécialiste du monde arabe qui est décédée en 2012 en Syrie lors d'un bombardement, alors qu'elle couvrait la révolution dans ce pays pour le journal britannique Sunday Times. Comme le personnage d'Emmanuelle Bercot, elle portait un bandeau sur l’œil gauche suite à une blessure de terrain. 

La seconde est Martha Gellhorn. Elle avait commencé à travailler sur le terrain en 1936 pendant la Guerre d’Espagne puis, durant sa très longue carrière, elle a couvert plusieurs grands conflits : la Guerre d'Espagne, le Débarquement de Normandie, la Guerre du Viêt Nam ou encore l'invasion du Panama par les Etats-Unis. Martha Gellhorn est morte en 1998 à l'âge de 90 ans.

Les Bonnes intentions de Gilles Legrand

Pour écrire Les Bonnes intentions, son premier scénario porté à l’écran, Leonore Confino s'est immergée dans des cours d’alphabétisation...  Elle a rencontré Marianne de Dainville, qui donne des cours en prison et dans des maisons de quartier. La scénariste est alors allée observer la façon dont elle travaillait. "Pendant le premier atelier, Marianne m’a installée à côté d’un jeune Irakien qui avait voyagé des mois dans des conditions épouvantables pour débarquer à Carrières-sous-Poissy en plein hiver. C’était son premier cours d’alphabétisation, mais en deux heures, il en avait intégré les rudiments parce qu’il avait été à l’école en Irak. Dans la classe, d’autres élèves qui suivaient les cours de Marianne depuis cinq ans progressaient peu, ils avaient encore du mal à écrire la date : ils n’avaient jamais appris à apprendre. J’ai trouvé que c’était un outil de tolérance que de donner à voir ces inégalités aux spectateurs. Malgré toute la volonté du monde, ne pas avoir accès à l’éducation jeune peut vous entraver toute votre vie. Ce constat si concret, si simple, dans ce centre social, m’a bouleversée".

After my death de Kim Ui-Seok

La Corée du Sud affiche un taux de suicide parmi les plus élevés au monde – 25,6 suicides pour 100 000 habitants selon l’Organisation mondiale de la santé, contre une moyenne mondiale de 12,1 pour 100 000, soit environ 36 personnes/jour. 

À Séoul, le pont de Mapo détient le triste record de suicides, au point que des capteurs y ont été installés. Ils déclenchent des messages d'espoir qui s'illuminent sur les parapets pour dissuader les plus désespérés de sauter. 

Le réalisateur s'est inspiré du décès de l'un de ses meilleurs amis dont les affaires ont été retrouvées sur le pont de la rivière Han et dont le corps a mis un mois à être découvert : "Le suicide est tellement répandu en Corée du Sud qu’il est devenu chose banale dans la tête des gens, explique-t-il. On n’en perçoit plus la gravité. On a d’ailleurs commencé par me dire que c’était trop insignifiant pour en faire un sujet de film. Ça m’a tellement perturbé que je m’y suis accroché, ce qui m’a permis d’approfondir mon idée".

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