Les sorties de la semaine passent sur le grill avec Laurent Delmas et Christine Masson

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

Au nom de la terre d'Edouard Bergeon

Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

"Le film est tiré de mon vécu, raconte le réalisateur. Je suis descendant d’une longue lignée de paysans, fils et petit-fils de paysans, tant du côté de ma mère que de mon père. 

Mon père, s’est installé comme agriculteur en 1979 avec l’envie et la passion du métier. 

Avec ma mère, ils ont beaucoup travaillé pour que ma soeur et moi vivions une jeunesse heureuse à la ferme."

Bacurau de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles

Dans un futur proche…  Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte

Bacurau, en portugais, signifie "engoulevent". Il s'agit d'un oiseau nocturne maitre du camouflage. Juliano Dornelle y voit un parallèle avec le village ou se situe l'histoire : "Un petit village isolé du Sertão, avec une seule rue." 

Il ne sera remarqué que s’il a lui-même envie d’apparaître

"Le village de Bacurau se porte ainsi, il est intime du noir, il sait se cacher et attendre, et préfère même ne pas être aperçu"

Ceux qui travaillent d'Antoine Russbach

Cadre supérieur dans une grande compagnie de fret maritime, Frank consacre sa vie au travail. Alors qu’il doit faire face à une situation de crise à bord d’un cargo, Frank, prend - seul et dans l’urgence - une décision qui lui coûte son poste. Profondément ébranlé, trahi par un système auquel il a tout donné, le voilà contraint de remettre toute sa vie en question.

Le choix d'Olivier Gournet : "Il vient d’un milieu rural, esxplique le réalisateur. C’est quelqu’un de physique et non d’intellectuel. Il y a chez lui tout un savoir-faire corporel. 

Il a quelque chose d’un cow-boy dans sa manière de se placer et de bouger

La chose la plus essentielle était le rapport du comédien à la partie obscure de la nature humaine. Il fallait quelqu’un qui ait le courage de jouer ce monstre. Il a cette intelligence."

De cendres et de braises de Manon Ott et Gregory Cohen

Portrait poétique et politique d’une banlieue ouvrière en mutation, De Cendres et de Braises nous invite à écouter les paroles d'habitants des cités des Mureaux, près de l’usine Renault-Flins. Qu’elles soient douces, révoltées ou chantées, au pied des tours de la cité, à l’entrée de l’usine ou à côté d’un feu, celles-ci nous font traverser la nuit jusqu’à ce qu’un nouveau jour se lève.

L'idée de Manon Ott était, après un travail de recherche dans certains quartiers populaires de la région parisienne, d'y réaliser des films avec les habitants en les plaçant au centre des histoires.

J'avais aussi l’envie de revisiter l’histoire ouvrière de ces territoires aujourd’hui en pleine mutation, de voir ce qui change, comment on y vit, comment s’y engage la jeunesse actuelle

Downtown Abbey de Michael Engler

Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l'événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d'Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l'avenir même de Downton.

Le film, qui est l'adaptation de la série éponyme à succès, a été envisagé par les prodcuteurs dès la saison 3 de la série qui en compte 6. On y retrouve la plupart des personnages, le scénario est écrit par le créateur de Downton Abbey et le film est réalisé par l'un des réalisateurs habituels de la série. Le fait qu'il soit américain a séduit la productrice Liz Trubridge qui voulait un point de vue extérieur d'une personne qui n'était pas britannique pour le film.

Ne croyez surtout pas que je hurle de Franck Beauvais

"Janvier 2016. L'histoire amoureuse qui m'avait amené dans le village d'Alsace où je vis est terminée depuis six mois. A 45 ans, je me retrouve désormais seul, sans voiture, sans emploi ni réelle perspective d'avenir, en plein cœur d'une nature luxuriante dont la proximité ne suffit pas à apaiser le désarroi profond dans lequel je suis plongé. La France, encore sous le choc des attentats de novembre, est en état d'urgence.

Je me sens impuissant, j'étouffe d'une rage contenue. Perdu, je visionne quatre à cinq films par jour

Je décide de restituer ce marasme, non pas en prenant la caméra mais en utilisant des plans issus du flot de films que je regarde."

Les petits maîtres du grand hôtel de Jacques Deschamps

Couper, flamber, dresser... Courir, servir, sourire... Pas toujours évident quand on a 17 ans. Une école hôtelière, une comédie musicale documentaire.

L’hôtel Lesdiguières est un vrai hôtel, mais tenu par des élèves apprentis dans les métiers de l’hôtellerie. "L’endroit m’a paru très beau, confie le réalisateur, il m’a rappelé le décor de Grand Budapest Hotel, le film de Wes Anderson. [...] Et puis très vite j’ai été frappé de découvrir le personnel, très jeune et très maladroit [...]. Derrière eux, j’ai noté la présence de personnes plus âgées qui faisaient semblant de s’affairer en les surveillant. [...] J’ai compris, en lisant le mot d’accueil du proviseur dans ma chambre, que je me trouvais dans « l’hôtel d’application » du lycée des métiers du tourisme et de l’hôtellerie de Grenoble…"

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.