Tour d'horizon des sorties de la semaine avec Laurent Delmas et Christine Masson

Les sorties de la semaine
Les sorties de la semaine © Getty

A couteaux tirés de Rian Johnson

Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 ans. L’esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoit Blanc est alors engagé par un commanditaire anonyme afin d’élucider l’affaire. Mais entre la famille d’Harlan qui s'entre-déchire et son personnel qui lui reste dévoué, Blanc plonge dans les méandres d’une enquête mouvementée, mêlant mensonges et fausses pistes, où les rebondissements s'enchaînent à un rythme effréné jusqu'à la toute dernière minute.

Rian Johnson a grandi avec Agatha Christie. "Les histoires d’Agatha Christie n’étaient pas porteuses de messages, mais il suffit d’observer ses personnages : ils en disent long sur la société britannique de l’époque". Avec ce film, le réalisateur souhaitait s'inspirer de la romancière et des classiques policier, tout en les modernisant : "On commence par se dire qu’on a déjà vu ce genre de film, explique-t-il, qu’on sait comment cela fonctionne, mais on se prend au jeu et on se rend compte qu’on s’investit à fond dans les personnages. Le film devient alors beaucoup plus profond et bien plus ambitieux que ce à quoi l’on croyait s’attendre".

Chansons douce de Lucie Borleteau

Paul et Myriam ont deux enfants en bas âge. Ils engagent Louise, une nounou expérimentée, pour que Myriam puisse reprendre le travail. Louise se montre dévouée, consciencieuse, volontaire, au point que sa présence occupe une place centrale dans la famille. Mais très vite les réactions de Louise deviennent inquiétantes.

Chanson douce est l'adaptation du best-seller de Leïla Slimani pour lequel elle a obtenu le prix Goncourt en 2016. La nounou meurtrière est interprétée par Karin Viard. Un rôle qui lui permet de s'aventurer dans le drame comme elle l'avait fait avec Les Chatouilles. "Je suis toujours étonnée par l’image de femme sympathique qu’on me renvoie souvent, confie la comédienne. Ce qui est sûr, c’est que Louise est un personnage très différent de ce que j’ai déjà pu jouer jusqu’alors. On m’a beaucoup envisagée dans des rôles de femmes joviales et truculentes et là, j’incarne un personnage plus complexe, âpre, noir, dingue et violent, et cela est inédit pour moi. J’adore mettre les pieds sur des terrains nouveaux."

Indianara de Aude Chevalier-Beaumel et Marcelo Barbosa

Dans un Rio en ébullition, la colère gronde. Indianara, révolutionnaire hors norme, mène avec sa bande un combat pour la défense des minorités et la survie des personnes transgenres au Brésil. Face à la menace totalitaire qui plane sur le pays, une seule injonction : résister !

Le contexte : Dilmas Roussef ayant été destitué en avril 2016, par une procédure d'impeachment qui s'apparente à un coup d’état parlementaire, c'est sous le gouvernement Temer, président intérimaire que le tournage du documentaire a commencé en janvier 2017. Les droits des minorités étaient alors en danger et les manifestations étaient réprimées avec force par l'armée.

Sympathie pour le diable de Guillaume de Fontenay

Sarajevo, novembre 92, sept mois après le début du siège. Le reporter de guerre Paul Marchand nous plonge dans les entrailles d’un conflit fratricide, sous le regard impassible de la communauté internationale. Entre son objectivité journalistique, le sentiment d’impuissance et un certain sens du devoir face à l’horreur, il devra prendre parti.

Guillaume de Fontenay connaissait Paul Marchand au travers du journal de Radio-Canada lorsqu'il a lu son livre coup-de-poing Sympathie pour le diable en 1997 : "Un cri du coeur, se souvient-il, une litanie sur la guerre, la mort et son expérience de correspondant de guerre après ce conflit. À l’époque, je faisais du théâtre et je voulais monter un spectacle composé d’une chaise posée sur des gravats, avec Paul assis, seul au milieu de la scène devant un mur de moniteurs télé où auraient été diffusées les images de presse du conflit, récitant un monologue sur la guerre tiré de son livre. Mais je n’ai pas eu le courage d’aller voir Paul à l’époque et petit à petit m’est venue l’idée de faire ce film."

L’orphelinat de Shahrbanoo Sadat

Kaboul, fin des années 80. Le jeune et débrouillard Qodrat gagne sa vie en revendant des tickets pour aller voir ses films Bollywoodiens préférés. Rattrapé par la police, il se retrouve à l’Orphelinat où il s’imagine héros de Bollywood, combattant aux côtés de ses nouveaux amis l’invasion rebelle les menaçant.

  • RÉÉDITIONS :

L’ame des guerriers de Lee Tamahori

La famille de Jake et Beth Heke vit dans une banlieue pauvre de Auckland, en Nouvelle-Zélande. La perte de son travail a rendu Jake alcoolique et brutal. Il fait peur à ses 5 enfants et sa femme, en fière descendante Maori, s’oppose à ses crises. Mais l’unité de la famille va bientôt voler en éclats dans une escalade de violence dont personne ne sortira indemne.

Âmes perdus de Dino Risi

Tino, jeune provincial, va habiter chez son oncle à Venise pour y faire ses études. Mais dès son arrivée, des bruits étranges commencent à l'inquiéter. Il se rend finalement compte qu'un membre de la famille, subitement devenu fou, est enfermé dans une pièce.

Moonrise de Frank Borzage

Victime depuis l'enfance des sarcasmes de ses camarades parce que son père a jadis été condamné à la pendaison, Danny Hawkins cause la mort de son rival amoureux au cours d'une rixe. Redoutant de finir comme son père, Danny cache le corps..

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