Pour vous y retrouvez dans la jungle des films à l'affiche. Christine et Laurent ont vu et aimé (où pas) les films de la semaine

Les films de la semaines
Les films de la semaines

"L'amour est une fête" de Cédric Anger

Cédric Anger a toujours voulu faire un film sur le porno français des années soixante-dix/quatre-vingt ainsi que sur celles et ceux qui faisaient ces films. "Le cinéma pornographique français de ces années-là, explique-t-il est inséparable de la libération des moeurs post-68. Il est fabriqué avant tout par des gens qui s’amusent, pour qui ces tournages sont des moments de vacances et de plaisir. Il faut bien comprendre qu’ils ne tournaient pas ces films par nécessité financière, mais parce qu’ils en avaient envie. 

Brigitte Lahaie par exemple, poursuit Cédric Anger, était fille de banquier, elle a tourné par plaisir, pour s’affirmer et puis pour provoquer sa famille. La plupart de ces actrices vivaient leur métier de façon naturelle. Si certaines étaient payées au "black", la majorité avait droit aux congés spectacles et aux Assedic, comme les autres actrices. Les acteurs, pareil."

"Avant l'aurore" de Nathan Nicholovitch

"Climax" de Gaspard Noé

"Les joies du présent, lorsqu’elles sont intenses, nous permettent d’oublier cette immense vacuité, explique Gaspard Noé, Les extases, qu’elles soient constructives ou destructives, en sont des antidotes. L’amour, la guerre, l’art, le sport, la danse nous semblent des justifications à notre bref passage sur terre. Et parmi ces distractions, l’une d’entre elles m’a toujours rendu particulièrement heureux : la danse. Alors, quitte à faire un film, Il m’a semblé excitant d’en faire un sur ce fait divers et avec des danseurs dont les talents m’hypnotisent. Avec ce projet j’ai pu représenter une nouvelle fois sur un écran une partie de mes joies et de mes peurs".

"Fortuna" de Germinal Roaux

Les projets de cinéma de Germinal Roaux démarrent toujours avec une rencontre dans la vraie vie. Fortuna, les choses ont commencé avec la compagne comédienne du metteur en scène, Claudia Gallo, qui a été engagée à Lausanne par le CREAL (Centre de ressources pour élèves allophones) afin d’encadrer des enfants roms qui traînent dans la rue.  

"De fil en aiguille, se rapelle-t-il, on lui a demandé de s’occuper de mineurs non accompagnés, que j’ai rencontrés à mon tour et dont les histoires m’ont bouleversé, notamment le récit d’une jeune adolescente tombée enceinte pendant son exil, qui préfigure celui de Fortuna. La situation de ces jeunes exilés était si déchirante, leurs récits si forts et courageux qu’il me fallait parler d’eux, faire quelque chose."

"Leave no trace" de Debra Granik

Une fille et son père ont été découverts alors qu'ils vivaient depuis 4 ans dans la réserve naturelle qui borde la banlieue de la ville. Malgré ces conditions de vie singulières, l'adolescente était en bonne santé et avait un niveau scolaire supérieur aux gens de son âge. De cette véritable histoire Debra Granik a tiré cette fiction.

"Plongeons !" documentaire moyen-métrage par un collectif

Un programme de 6 courts métrages réunis autour de la figure du plongeon : saut dans le vide, lâcher-prise, audace… Les protagonistes ici rassemblés devront surmonter leurs peurs, faire des choix personnels et finalement s’affirmer. C’est peut-être ça grandir ?

"Le poulain" de Mathieu Sapin 

Mathieu Sapin est arrivé à la réalisation par observation, puisque Joann Sfar, avec qui il partageait son atelier, l’a invité à le suivre le tournage de son film Gainsbourg vie héroïque. "Cette expérience m’a offert un point de vue très privilégié et j’ai pu en tirer une bande dessinée imaginée sous la forme d’un journal de bord. À l’époque, je ne pensais pas du tout réaliser un long-métrage mais le fait d’avoir pu observer en détail toutes les étapes du processus de création (le tournage, la post-production, la promotion…) m’a donné envie de m’y frotter."

"Volubilis" de Faouzi Bensaïdi

Volubilis raconte une histoire impossible dans une société marocaine inégalitaire. Faouzi Bensaïdi raconte : "Ce qui doit être un droit simple s'est alourdi de trois lettres qui ne le quittent plus "SURvivre", c'est le quotidien d'une grande frange de la société que ce soit au Maroc ou ailleurs. Les centres commerciaux qui pullulent partout au Maroc, temples de la consommation et de cette finance aveugle et avide qui a occupé nos vies et nos rêves. Aujourd'hui travailler n'est pas garant d'une vie digne."

Les Frères Sisters de Jacques Audiard

Ce sont John C. Reilly et Alison Dickey (l'épouse productrice du comédien) qui ont demandé au réalisateur, lors du festival de Toronto où était projeté De rouille et d’os en 2012, de lire le roman de Patrick deWitt dont ils détenaient les droits. Audiard se rappelle : "Je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment mais c’était la première fois que l’on me proposait un sujet qui me plaisait. Jusque-là, j’étais toujours parti sur une idée que j’avais, un roman que j’avais lu… bref, l’initiative venait toujours de moi. Pas là. J’ajouterai que si j’étais tombé par hasard sur le roman de Dewitt, s’il ne m’avait pas été proposé, jamais je ne serais parti de mon propre chef sur un western."

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