George Sand

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George Sand (1804-1876), qui est l'un des auteurs les plus célèbres de son siècle, est réputée en outre pour avoir bravé toutes les conventions de l'époque et pour son activisme politique. Elle a publié une vaste oeuvre romanesque, dont Indiana, Consuelo, Les Maîtres sonneurs, Horace et François le Champi. Admirée par des confrères comme Balzac (qui s'inspira d'elle pour le personnage de Félicité des Touches dans Béatrix), Flaubert et Dostoïevski, elle figure aussi parmi les écrivains qui ont marqué Proust.

quelques ouvrages :

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Oeuvres complètes1849 George Sand sous la direction de Béatrice DidierRéunit La petite Fadetteédition critique Andrée Mansau Editeur H. Champion,

Dans le Berry rural du XIXe siècle, Landry et Sylvain sont des jumeaux de caractère différent. Quand le père Caillaud de la Priche propose une place dans sa ferme, Landry accepte, laissant Sylvain désespéré et jaloux. Un jour, Landry tombe amoureux de la petite Fadette, une enfant pauvre que l'on croit un peu sorcière.Fadette et le follet au gué des Roulettes, Landry et Sylvinet, les bessons : des personnages d'enfants qui s'aiment, se marient et vont à la guerre. Le roman se déroule en Berry, entre les bois et les joncières propices aux sorcières, dans une campagne proche de Nohant où George Sand, encore Aurore Dupin, courrait avec ses chiens, où meurtrie par l'échec des Quaranthui-tards, la rédactrice de La Cause du Peuple se réfugiera pour écrire sur le prolétariat des campagnes des romans qu'elle masquera sous le titre de Contes du Ghanvreur : La petite Fadette est le troisième des ces textes. Les enfants jouent au bord de la rivière ou gardent les oies dans les joncières. Les paysans dansent la bourrée ou jouent aux quilles sur la place du village pour la Saint-Andoche. Ils mènent leurs grands boeufs à l'étable, mais ils ont aussi des fièvres, ils souffrent et la remégeuse vient guérir bêtes et gens. Charmeuse ou sorcière, Fadette incarne l'enfant du peuple qui devient une amoureuse comblée grâce au trésor trouvé dans sa chaumière. La scène dans laquelle elle sauve du follet Landry proche de la noyade était une lecture obligée des enfants du XXe siècle.

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Le château de Pictordu : conte George Sand Paru le 8 juillet 2013 Editeur Paleo,

Un accident contraint M. Flochardet et Diane, sa fille qu'il ramène de pension, à chercher refuge pour la nuit dans le château de Pictordu. La bâtisse à demi en ruine serait hantée par la Dame au voile. Extrait de Contes d'une grand-mère.C'était au fin fond d'un pays sauvage appelé, dans ce temps-là, province du Gévaudan. Il était là tout seul, dans son désert de forêts et de montagnes, le château abandonné de Pictordu. Il était triste, triste ; il avait l'air de s'ennuyer comme une personne qui, après avoir reçu grande compagnie et donné de belles fêtes, se voit mourir pauvre, infirme et délaissée.Le recommandable M. Flochardet, peintre renommé dans le midi de la France, passait en chaise de poste sur le chemin qui côtoie la petite rivière. Il avait avec lui sa fille unique, Diane, âgée de huit ans, qu'il avait été chercher au couvent des Visitandines de Mende.C'était longtemps avant qu'il y eût des chemins de fer. En toutes choses on allait moins vite qu'à présent. M. Flochardet avait mis pied à terre et marchait à côté du postillon.- Qu'est-ce que c'est donc qu'il y a là devant nous ? lui dit-il ; est-ce une ruine, ou un banc de roches - Comment, monsieur, dit le postillon, vous ne reconnaissez pas le château de Pictordu ?

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