Michael Cunningham

Michael Cunningham
Michael Cunningham © Radio France

Né en 1952 à Cincinnati (Ohio), Michael Cunningham vit à New York. Son premier roman et ses textes publiés dans le New Yorker lui ont attiré la faveur de la critique américaine, mais c’est La Maison du bout du monde (Belfond, 1999 ; 10/18, 2003), qui lui apporte la consécration littéraire. Après De chair et de sang (Belfond, 2000 ; Le Livre de Poche, 2008 ; 10/18, à paraître le 5 mars 2015), Les Heures (Belfond, 1999 ; 10/18, 2004), couronnées par le prix Pulitzer et le PEN/Faulkner Award et brillamment adaptées au cinéma par David Hare et réalisées par Stephen Daldry, en 2003, avec Nicole Kidman, Julianne Moore et Meryl Streep, et Le Livre des jours (Belfond, 2006 ; 10/18, 2012) et Crépuscule (Belfond, 2012 ; 10/18, 2013), Snow Queen est son sixième roman.Son livre :

livre Michael Cunningham
livre Michael Cunningham © Radio France

Snow queen Michael Cunningham traduit de l'américain par Anne DamourEditeur Belfond,

Un soir de novembre, alors qu’il traverse Central Park en pleine déprime, Barrett est traversé par une vision, une étrange et magnifique lumière, un instant de beauté pure qui ne s’adresserait qu’à lui. Dans cette lumière il voit son frère Tyler, cocaïnomane, musicien talentueux qui n’a jamais percé ; Beth, sa fiancée qui se meurt d’un cancer ; Liz, leur amie de toujours.Cette lumière le ramène aussi à lui-même, qui n’a jamais vraiment été à la hauteur de ses ambitions ; qui, après de brillantes études à Yale, n’a jamais fini sa thèse ; qui a sillonné les États-Unis, vivant de petits boulots et collectionnant les amants ; qui, éternellement fauché, a du emménager chez Tyler et Beth et accepter l’emploi que lui offrait Liz, dans sa boutique vintage.Avec toute la grâce et la subtilité qu’on lui connaît, Michael Cunningham va loin dans l’émotion, tout en parvenant à nous faire sourire. Il nous offre une nouvelle plongée dans le New York des âmes perdues, à travers l’histoire de deux frères profondément liés qui, face à la mort prochaine de leur muse, partent en quête de transcendance à travers l’amour et l’art. « Snow Queen est-il aussi bon que Les Heures ? Le fait est que Snow Queen n’est pas Les Heures, Snow Queen existe à part entière, sorte de chef-d’œuvre contemporain, magique et puissamment évocateur sur la vie, ce que c’est qu’être vivant, ce que c’est qu’être sauvé, pas forcément par une lumière céleste mais par l’amour de ceux qui nous entourent. » The Globe and mail « Une extraordinaire performance. Un homme se débat avec l’amour, un autre avec la perte, une femme se débat pour ne pas renoncer, un drame se joue quelque part à Brooklyn, aujourd’hui. Le matériau sur lequel s’appuie Snow Queen semble si léger, et pourtant, entrer dans le livre revient à se tenir dans un rayon de soleil qui vous défierait de ne pas lever les yeux vers le ciel. » The Boston Globe « Superbe et déchirant, drôle et tragique, Snow Queen démontre encore une fois que Michael Cunningham est un des plus grands romanciers de sa génération. » Books « Tant de choses se passent dans ce roman, et pourtant la prose demeure majestueuse et sensuelle. Snow Queen a un effet quasi-primal sur le lecteur, un peu comme un parfum, dont l’odeur changerait notre humeur sans même qu’on s’en aperçoive. » The New York Times Book Review

MÉMOIRES D'ÉCRIVAINS

Biographie romancée

George Sand - 1er Tableau

"Ces jours où George Sand et Frédéric Chopin se sont aimés "

Le coup de coeur de Brigitte Kernel

Lignes de faille au Théâtre du Rond-Point

d'après le roman de Nancy Huston mise en scène Catherine Marnas avec Julien Duval, Pauline Jambet en alternance avec Élisa Voisin avec Franck Manzoni, Sylvie Orcier, Olivier Pauls, Catherine Pietri, Bénédicte Simon, Martine Thinières durée 4h30 avec entracte - 12 mars - 11 avr., 19:00 - salle Renaud-BarraultHeureusement que Dieu et le président Bush sont de bons amis.Sol a six ans, un grain de beauté sur la tempe. Dieu a fait de lui un être parfait, Sol sera prophète ou gouverneur. Famille protestante et islamophobe dans un San Francisco des années 2000. Sale môme sur-gâté, fils de Google et du 11 septembre. Sa mère fait opérer Sol du grain de beauté qui altère la perfection de son visage. Mais l’opération le défigure, et Sol se fâche avec Dieu. Premières lignes de faille dans la saga épique. Après Sol, Randall, Sadie et Kristina fouillent les secrets du passé. Ils ont six ans, en 2004 en Californie, en 1982 à New York, en 1962 à Toronto, ou en 1944 du côté de Munich. En quatre parties, Lignes de faille déploie à rebours les destins de quatre descendants directs, sur quatre générations.Nancy Huston, Prix Femina 2006, multiplie les pistes, les pièges, les quêtes d’identité. Sur scène, une table, des motifs au sol. Les acteurs plongent dans un chef-d’œuvre homérique qui s’ouvre comme une comédie et se prolonge en une forêt de mystères que l’enquête élucide. Catherine Marnas, nommée à la direction du TnBA à Bordeaux en 2014, orchestre la gigantesque aventure parsemée d’intrigues intimes et de questions universelles. Lutte contre le terrorisme, conflit israélo-palestinien, guerre du Liban, invention des Lebensborn, camps nazis d’élevage d’enfants de « race pure »… Les tragédies de l’Histoire s’imbriquent dans les histoires privées des quatre gosses. Entre héritage et affranchissement, comment devient-on ce qu’on est, et à quel prix ? Pierre Nottehttp://www.theatredurondpoint.fr/

Le livre :

livre Huston
livre Huston © Radio France

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Lignes de faille Nancy Huston Paru le 2 octobre 2007 Editeur Actes Sud,

Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n'est le sang. Pourtant, de l'arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, les voix de Sol, Randall, Sadie et Kristina - des enfants de six ans dont chacun est le parent du précédent - racontent, au cours d'une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre, de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York.Quel que soit le dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l'époque où l'on vit, l'homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C'est contre elle pourtant que s'élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.

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