le nom du fils
le nom du fils © Liana Levi / Liana Levi

"Le nom du fils" de Ernest J. Gaines est devenu presque un classique. Quand le pasteur qui vous exhorte à la vertu et à la droiture avoue qu'il a commis une faute il y a plus de 20 ans et qu'il ne l'a pas assumée et quand il choisit un interet contraire au combat qu'il a mené aux cotés de la communauté, c'est toute une paroisse qui est déstabilisé, en proie à l'incomprehension et à la colère. Le réverend Philip Martin dans sa petite ville de Sainte-Adrienne, est un leader de la lutte pour l'égalité des droits des noirs américains. Personne ne peut contester qu'il a été ces dernières années un meneur qui a permis de faire avancer la cause. Mari, pére et pasteur il est respecté et respectable. Alors qu'il est pressenti pour se rendre à Washington, la machine s'enraye. Lors d'une fête en son honneur, un jeune vagabond arrivé depuis peu dans la ville, apparait. Philipe Martin va en tomber de surprise. Physiquement. C'est son passé qui lui fait face, plus rien ne sera comme avant. Ce garçon d'une vingtaine d'années, c'est son fils. Et le bon réverend Martin devient un sale type qui a abandonné sa compagne avec 3 enfants à charge. En proie aux tourments il s'explique avec son fils, Etienne qui a tout a lui reprocher. Par un ami le pasteur saura ce que sa famille a traversé. Il est terrassé. C'est un roman sombre, passionnant, societal parce qu'il nous plonge dans la communauté noires de ces années 70. La situation semble evoluer mais beaucoup de jeunes noirs restent sur le bord de la route, desorientés, la violence montant et s'installant en eux. Il nous raconte aussi ce monde des prédicateurs qui n'ont aucune formation et dont le passé reste souvent dans l'ombre. Un classique aux Etats-Unis, on comprend pourquoi.

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