Vivre vite
Vivre vite © 10/18 / 10/18

James Dean c'est trois films : à l'est d'Eden, la fureur de vivre et Géant. Un acteur remarquable qui se tue à 24 ans dans un accident de voiture. Et 60 ans après sa mort, c'est un homme toujours adulé et qui représente encore cet aspect rebelle qui lui a valu de devenir une star à l'époque. Il y avait chez James Dean une fêlure depuis son enfance qui lui donnait envie d'une certaine revanche, de se montrer, d'impressionner. C'est un roman chorale ou des anonymes comme des stars parlent de l'homme, de l'acteur. L'excercice n'est pas facile, Philippe Besson le réussit parfaitement. Au premier chapitre c'est la mère qui parle de James. Elle ne sera pas trés longtemps auprés de lui. Sa mort change bien evidemment la destinée de l'enfant. Il sera délaissé par son père, la scéne des adieux sur un quai de gare est sobre, bouleversante. Confié à son oncle et sa tante, James ne sera pas vraiment as malheureux à la ferme. Mais sa mère lui a donné le gout du beau, de la légéreté et de la délicatesse. Et quand il arrive dans le monde du cinéma sa felinité chamboule tout le monde. C'est une époque de changement profond. Ils seront deux a destabilisé le 7éme art : lui et Marlon Brando. Il y avait eu les frasques d'Errol Flynn ou de Clark Gâble mais avec eux c'est autre chose. Il y a la sexualité, la fragilité et même la féminité de ses hommes qui est troublante pour tous. Philippe Besson tout en l'expliquant met en suspend le coté star pour donner une humanité exacerbée à James Dean. C'est une vraie découverte. L'écriture de Philippe Besson est comme d'habitude d'une grande délicatesse et nous fait toucher du bout du coeur l'âme d'un jeune homme blessé.

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