odes derisoires
odes derisoires © Gallimard / Gallimard

"Odes dérisoires" et autres poémes d'Olivier Barbarant chez Poésie/Gallimard qui fête les 50 ans de sa collection.

La poésie d'Olivier Barbarant est essentiellement lumineuse. Il chante la vie, les couleurs du monde dans une grande partie de son oeuvre. Ce receuil qui signe son entrée dans la collection Gallimard s'articule en quatre livres : Les parquets du ciel ou Eurydice arrivant des enfers nous enjoint a vivre pleinement, rejettant la tristesse d'Orphee, son vieux mari. Ou Matisse, le peintre des couleurs est célébré comme le vrai dieu de Vence. Ou les amours sont errantes et les bals d'été languisants. Puis les odes nous entrainent dans le quotidien des sorties de lycée, des paysans, des ballades dans Paris. Les essais de voix malgré le vent, sont le titre d'une autre partie et il est à lui seul un poéme. Et puis Olivier Barbarant termine sur une note sombre, avec des élégies qui trouvent leur source dans le deuil et l'absence : celui de ces parents et de son compagnon et la douleur fait entendre à jamais un chant d'amour.

Olivier Barbarant écrit long, en prose ou en vers libre, n'hesite pas à une certaine ironie envers ses sentiments.

Dans ces poémes chacun entendra sa propre voix et ce peut-etre un grand moment de félicité.

La parution de ce receuil est l'occasion de fêter les 50 ans de la collection Poésie chez Gallimard. Viennent de sortir également "Le pays derrière les hommes" de Jean-Pierre Lemaitre, "Les mots etaient des loups" de Venus Khoury-Ghata. 50 ans et c'est plus de 500 titres édités.

La collection met en résonnance les poétes bien peu célébrés aujourd'hui et les auteurs consacrés français et étrangers. La poésie trouve difficilement sa place à notre époque n'hesitons pas à aller y puiser de l'energie et de l'espoir.

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