Paris 1950, Eliza se cache dans un hôtel douteux sous un pseudo. Elle a laissé à Chicago son mari et son fils. Son pilier, un appareil photo mais la culpabilité de l'abandon la ronge. Gaëlle Nohant dans "La femme révélée" au Livre de poche s'interroge sur la possibilité de renouer avec le passé.

Survivre, le cœur déchiré. Tim, 8 ans, son enfant. Rester à Chicago les mettaient en danger depuis qu'elle avait découvert sur quelles magouilles macabres reposaient l'argent de son mari.  

À Paris, Eliza qui se fait appeler Violet, devra son salut à la solidarité de gens dit de peu : Rosa la prostituée, Brigitte, Robert et à son rolleiflex. Une tapineuse embarquée par la police, un clochard sur les quais, un jazzman aveugle dans une cave enfumée. Dans ces photos il y a tous les morceaux de son cœur. De Montmartre au Quartier Latin, de Sam à Horacio, Eliza devenue Violet, peu à peu retrouve la vie. 18 ans plus tard la notoriété de ces clichés la ramène à Chicago. 1968 : c'est le temps des émeutes, de la mort de Luther King et de Bob Kennedy. Dans le chaos elle va tenter de se rapprocher de cet homme de 24 ans, Tim. comment aller vers lui. ? 

La liberté à souvent un prix exorbitant. L'amour d'un enfant peut le rembourser au centuple. Le fléau de la balance c'est le temps mais face à l'injustice quand le vent de l'histoire souffle sur les braises, tout devient possible. 

"La femme révélée" de Gaëlle Nohant au Livre de poche

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