Quels liens entre une série de meurtres en 1575 pendant le carnaval de Venise et la noyade d'une étudiante aujourd'hui dans la lagune ? Un latiniste émérite va mener l'enquête. Dans "Carnaval noir" chez Points, Metin Arditi tente de nous perdre dans les ruelles de Venise et du Vatican.

Pour bien des gens, le professeur Benedict Hugues est un trouillard poussiéreux. Enseignant à l'université de Genève, il semble accepter sans broncher son exil à Fribourg. Mais une lettre cachée dans un livre du XVIème siècle en décide autrement. Un complot révélé contre un Pape, une confrérie s'opposant aux théories de Copernic et des meurtres programmés. Cinq siècles plus tard, alors qu'elle travaille sur sa thèse, une jeune fille est assassinée. Et Benedict va constater que l'histoire bégaie. 

Des congrégations plus ou moins secrètes semblent avoir traversé le temps. Et les fanatismes sont les mêmes. En tirant sur les fils d'un parchemin d'hier, Benedict harponne une sombre et curieuse coalition d'islamistes, de fondamentalistes chrétiens et de membres de la curie romaine, en lien direct et discret avec le pouvoir et l'argent.

Un tableau caché depuis la Renaissance, une légende de Christ à douze doigts, quelques règlements de compte familiaux et politiques : le quotidien du taciturne professeur vole en éclats dans les couloirs du temps, où le fanatisme ne cesse de courir.

  • Carnaval noir de Metin Arditi, chez Points
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