Serge Gainsbourg est mort à Paris, au 5 bis Rue de Verneuil. Une adresse que tout le monde connaissait. Emmanuelle Guilcher nous emmène flâner dans les rues de la capitale au long de la vie de ce vrai parisien, né de parents amoureux de la France, dans "Le Paris de Gainsbourg", aux éditions Alexandrines.

Il a bourlingué dans tous les quartiers

C'est un authentique parisien. Du Paris populaire au plus huppé, Serge Gainsbourg a peu quitté le cocon de sa ville, où il est décédé le 2 mars 1991. Il aimait y écrire mais bizarrement, Paris ne lui a inspiré que peu de chansons. Pourtant, impossible de détacher Gainsbourg de l'image de la ville lumière.

Enfant timide d'une famille juive échappée des rafles, il dira être né sous une bonne étoile jaune. Après la guerre, hésitant entre peinture et musique, il fait des chansons par défaut. 

Le cabaret parisien des années 50

Emmanuelle Guilcher nous fait revivre l'ambiance des cabarets qui fleurissent à Paris dans les années 1950 où on remarque très vite Serge Gainsbourg, et retrace les rencontres qu'il y fait : Boris Vian ou Juliette Gréco par exemple...  L’auteure a interrogé des figures du monde du spectacle qui ont suivi le chanteur et gravi en même temps que lui les échelons de la renommée.

L'amour au gré des arrondissements

Gainsbourg vit souvent à l'hôtel. Son quartier de prédilection, c'est le XVIème de ses parents et de ses amours déchirants avec Bardot. Puis aux côtés de son autre grand amour, Jane, il s'enracine dans le VIème, toujours à l'hôtel, rue des beaux-arts. Mais c'est finalement au célèbre 5 bis rue de Verneuil, sa maison dont les fans ont transformé la façade en oeuvre d’art in progress à sa mort, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, qu'il décide de s'installer.

  • Le Paris de Gainsbourg d'Emmanuelle Guilcher, aux éditions Alexandrines.
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