Jacqueline Pétroz nous emmène aujourd'hui au bord de la rivière Yu, dans un Japon paisible. À travers l'histoire de la famille des Matani, Sawako Ariyoshi dresse un tableau de la condition féminine au Japon, de la fin du XIXe siècle à aujourd'hui.

Jeunes filles jouant a la balle (temari) et au volant avec des raquettes en bois (hanetsuki), a l'occasion du nouvel an, avec kadomatsu (decoration de pin et bambou) et shimenawa (fin XIXe)
Jeunes filles jouant a la balle (temari) et au volant avec des raquettes en bois (hanetsuki), a l'occasion du nouvel an, avec kadomatsu (decoration de pin et bambou) et shimenawa (fin XIXe) © AFP / ©DDF / Leemage

Ce roman est d'abord l'histoire d'Hana, la grand-mère d'Hanako, qui va bientôt s'éteindre. Mariée de force à la fin du XIXe siècle, elle vécut une vie de femme modèle et disciplinée. Une vie calme, gorgée des souvenirs de cultures de riz au soleil, et de ses parfums enivrants. 

Sa vie, ce fut aussi l'éducation traditionnelle de ses trois enfants : par exemple, enfiler son kimono comme il convient était un détail central pour juger de la bonne éducation d'une jeune fille. Des normes dont veut s'émanciper Fumio, la fille aînée d'Hana.

C'est une force incroyable qui unit ces trois générations de femmes. Et la fille d'Hana, Hanako, écoute avec contemplation les souvenirs de sa grand-mère. Elle comprend combien le monde a changé.

Il ne lui resterait plus rien en dehors de la trace dans sa mémoire des moments passés avec sa grand-mère.

Les dames de Kimoto est paru en novembre 2018 chez Folio

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