Le roman d'Anna Enquist "Quatuor" parle de musique, comme l'indique le titre. Mais pas seulement. C'est un roman façon poupée russe avec plein de compartiments où se cachent des secrets poignants et inquiétants.

Notes de musique
Notes de musique © Getty / Chris Sweatman/EyeEm

Ce quatuor d'amateurs éclairés est composé de Catherine, médecin généraliste et violoncelliste, de Jochem, luthier et alto, d'Heleen infirmière et deuxième violon et d'Hugo, directeur de centre artistique et premier violon. Ils aiment jouer Dvorak, Schubert et Mozart et répètent pour donner un concert privé à l'un de leurs amis, Daniel, l'autre médecin du cabinet médical ou travaillent Catherine et Heleen. Hugo a de gros problèmes : le centre qu'il dirige est en faillite. Quant à Jochem et Catherine, mariés ils doivent surmonter une épreuve épouvantable. La perte de leurs deux petits garçons dans un accident de car. Heleen, elle, se sent de plus en plus décalé de son mari et de ses enfants. Pour confident, elle a un détenu à qui elle écrit. Ce qui déclenchera le cataclysme. Et puis il y a Reinier  le professeur de Catherine. Violoncelliste ayant connu la gloire, c'est aujourd'hui un vieux monsieur inquiet, handicapé par une arthrose du genou et qui a du mal à faire confiance même a Djamil, l'enfant qui l'aide pour les courses et qui ne demande qu'à découvrir la musique classique. Tous vont être pris dans un fait divers qui va avoir raison de ce chacun peut cacher. C'est un roman psychologique ou pourtant l'action ne cesse de faire bouger les lignes. Et Anna Enquist brouille encore les pistes nous sommes dans une ville qui ressemble à Amsterdam mais à une époque inquiétante : la culture et la musique disparaissent et la médecine est devenue comptable. Il y a de la colère, de la mélancolie dans ce roman mais aussi la force de l'amitié et la sincérité d'un enfant. Peu à peu le roman se transforme en thriller et la fin est "détonante" même un peu déroutante. C'est ce qui fait la force de ce roman dense qui est aussi une critique politique et sociale. 

Et puis deux disparitions ont marqué cette semaine : Johnny Hallyday et Jean d'Ormesson. Et chacun à leur façon, on peut les retrouver en éditions de poche.

Commençons par Jean d'Ormesson. Ces deux derniers titres phares  "Un jour je m'en irai sans avoir tout dit" et "C'est une chose étrange à la fin que le monde" sont chez Pocket comme bien d'autres titres. Il avait ce panache médiatique et cette profondeur de pensée qui en faisait à la fois un auteur intellectuel et très populaire. Jean d'Ormesson avait également rendu l'Académie française plus proche du public sans en affadir le rôle. 

L'autre grand disparu est un monument : Johnny. 2 biographies pour le retrouver. "Destroy" au Livre de poche, écrit par lui avec l'aide de Gilles Lhote et puis " Johnny l'incroyable histoire" d'Eric Le Bourhis chez Points et puis "Dans mes yeux" chez Pocket. Johnny Hallyday en 2014 s'était confié à Amanda Sthers sans tabous.

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