Un inédit qui nous entraine dans une affaire d'espionnage qui fait froid dans le dos

Ce roman va vite devenir un incontournable du thriller. Et c'est un inédit. Aéroport de Dallas (Texas, Etats-Unis), en plein mois de juillet sous une chaleur écrasante. Janet Livingstone-Pierce et Enzo Meazza viennent de rater leur avion pour Paris. Elle, est une ingénieure anglaise venue pour un séminaire, lui un ancien avocat fiscaliste du barreau de New-York qui vient d'être libéré de prison. Alors qu'ils se disputent devant le comptoir d'embarquement, le Dallas-Paris explose au-dessus de leurs têtes. Meazza, commotionné est emmené à l'hôpital ou Janet le suit pour récupérer son passeport qu'il a empoché juste avant le drame. Elle se fait passer pour sa femme pour ne pas le lâcher. L'engrenage sera fatal. Car Meazza est peut-être la cible de cet attentat. Et la fuite commence. Comme Janet on s'interroge sur ce que Enzo a pu faire pour déclencher un tel cataclysme. Qui est le mystérieux "Griffon" qui obsède Andrew, l'agent du FBI, ami-ennemi d'Enzo. Mais il faudrait aussi parler de l'autre agent du FBI Stéphanie Shark, du lieutenant de police Jeb Cates, flic texan plus vrai que nature et fort sympathique et des méchants dont je ne dirai rien parce que se sont eux qui tirent les ficelles. Tous ont une épaisseur, une réalité formidable. David Khara a travaillé avec de vrais agents du FBI pour monter l'intrigue de ce roman. Ce qui lui donne des accents de vérité presque inquiétants. C'est aussi un maitre des dialogues : naturels, simples sans facilité, explicites sans être didactiques. Une écriture fluide qui installe les décors et les atmosphères cinématographiques. Et on se laisse emporter dans le tourbillon de l'enquête avec jubilation. Et ce couple mal assorti et réuni par le hasard fonctionne très bien d'autant qu'il évolue avec profondeur. Un thriller efficace, ce qui ne l'empêche pas de dénoncer le pouvoir, l'argent, la corruption et les menaces qu'ils entrainent. Vous avez compris j'ai beaucoup aimé.

Les classiques ont le vent en poupe. Les Editions Points ressortent dans une nouvelle traduction "Le professeur et la sirène" de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, l'auteur du Guépard

C'est un recueil de nouvelles, écrites avant le Guépard. On y trouve déjà la nostalgie du royaume de Sicile, les grandes demeures aristocratiques où la poussière de toute une époque se dépose et va enfouir un monde. C'est une ode à l'enfance et au paradis perdu. C'est triste et c'est beau.

Des odes il y en a aussi chez Jim Harrisson. La collection de poche de la Table ronde publie "L'éclipse de lune de Davenport et autres poémes"

La poésie de Harrisson est sans doute moins connue que ses romans, or il a écrit neuf recueils de poèmes. Toujours les grands espaces mais aussi une forme plus intimiste, proche du haïku. Et cette édition est bilingue, c'est l'occasion pour ces deux livres de rendre hommage aux traducteurs : Jean-Paul Manganaro pour Lampedusa et Jean-Luc Piningre pour Harrisson.

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    MIRIAM MAKEBA

    Label : COLOMBIA2015

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