Fin des années trente, alors qu'un nouveau conflit mondial se profile, Paris vibre comme jamais, la capitale est le centre du monde artistique. Jérôme Attal joue de ces préoccupations qui paraissent superficielles : un peintre et un écrivain sont prêts à se battre pour un bon mot un mot un peu piquant.

 Photo non datée prise à Paris lors de l'Exposition Universelle de 1937 montrant le jardin du Trocadéro avec la tour Eiffel.
Photo non datée prise à Paris lors de l'Exposition Universelle de 1937 montrant le jardin du Trocadéro avec la tour Eiffel. © AFP / AFP

1937, le monde vacille : à Berlin on entend le bruit des bottes. A Montparnasse et Saint-Germain-des-Prés, la fête bat son plein. A 35 ans, Alberto Giacometti en profite pleinement, laissant son frère Diego à l'atelier. Mais pour l'heure, il est à l'hôpital. Pied cassé par une américaine, au volant d'une américaine. Et pour le sculpteur enjôleur, la douleur ne résiste pas au charme des infirmières. 

Isabel, sa petite amie, gâche tout. Elle raconte que Sartre, qui se disait son ami, s'est moqué de son accident. Alberto décide de lui casser la figure. Mais la jolie Julia va changer ses plans. La rencontre se fait sous les biens sombres auspices d'une expédition punitive de fascistes. Alberto, grand seigneur, vole à son secours. En cette année qui sent le souffre, leur flirt apportera une lueur avant le chaos.

1937, Cocteau, Mauriac, Anaïs Nin font la pluie et le beau temps. Les frères Giacometti et le couple Sartre-Beauvoir prennent leurs marques. Mais le nazisme s'est installé, sournois. Les bons mots et l'humour se teintent de mélancolie. Un monde va bientôt sombrer. 

  • 37, étoiles filantes par Jérôme Attal, aux éditions Pocket
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